"LA CHAMBRE A JAZZ (La génération indemne)
Nous appartenons à une génération indemne de tout conflit armé, de toute prise de position autre qu’intellectuelle face à la guerre.
Qu’aurions-nous fait, que ferions-nous ?
Alors, nous avons transposé, comme en musique, et nous nous sommes retrouvés à une période de profondes mutations (1936) ; une période au cours de laquelle les hommes, en l‘espace de dix ans vivront un résumé de tous les ingrédients de la tragédie humaine.
Ainsi naissent Ferdinand et Sébastien, ils vont traverser vingt ans de l’histoire du monde sans héroïsme mais sans jamais baisser les bras, sans jamais renoncer à leur dignité, en recevant les coups sans jamais vraiment les rendre mais en essayant toujours de rester debout et de garder le nom d’homme.
Nous pensons que pour un Jena Moulin, il y eut mille Sébastien et pour un Bousquet, il y eut mille Ferdinand.
Une merveilleuse aventure
Je n’ai jamais voulu changer le titre.
Malgré les ennuis à la première et en Avignon.
A l’époque, nous voulions transformer un instrument de mort en instrument de vie et d’amour.
Ce texte c’est avant tout le fruit d’une amitié très forte qui m’unissait à Jean-François Jumeau et une réaction de vie face à la mort programmée de notre meilleur ami Benoit Milicia.
En 1991, le soir de la première, le public est conquis et nous sommes invités en Avignon.
Un jeune homme vient voir le spectacle. Un étudiant allemand qui répond au nom de Rolf Hemke. Il aime le spectacle et voudrait recevoir le texte.
Pourquoi pas faire plaisir à un étudiant ?
Le texte est envoyé.
Un an plus tard, coup de fil du théâtre de Cologne pour mon accord sur la prochaine production : une traduction de mon texte.
En fait, Rolf Hemke finance ses études en publiant des critiques de théâtre dans différents journaux. A vingt- deux ans, il a déjà interviewé tous les gens qui font le théâtre en Europe (Mnouchkine, Strelher, etc). Ce jeune homme nous aura propulsé en pleine Europe.
Michèle Césaire nous invitera à jouer le spectacle à Fort-de-France.en 1998.
Et le spectacle sera vu par Barel Coppet, mon parrain, grande figure de la musique antillaise qui a vécu cette période à Paris. Une époque où le Nègre, demi singe à la botte du Juif, connut des fortunes diverses : exécuté sur place, ignoré, déporté, engagé. L’aléatoire dans toute son horreur conforme à la vision du Noir que l’on peut lire dans Mein Kampf.
La chambre à jazz est la première pièce d’un triptyque caraïbéen.
Elle est suivie de « Un nègre dans ma nuit » et « Le mystère reste antillais » (en cours d’écriture)."
Maquette de costumes et de décors pour "La chambre à jazz" de Capucine Hauduroy
"Sandrine ou le journal intime d'une star du porno"
"Avant tout, aurai-je le souffle ?
En tant que parolier, j’ai l’habitude du format court et je voulais me frotter à la dimension romanesque.
Le porno n’est qu’une matière de départ, un cadre.
Il s’agit plutôt d’une quête initiatique, une recherche du père, le deuil d’une mère.
Ceux qui recherchent le frisson du ventre en seront pour leurs frais : ce livre se lit à deux mains.
C’est un livre vierge, sans éditeur.
Mais je suis patient."