Accueil arrow Coups de gueule arrow Couac à l'aéroport pour une conférencière kenyane

 

 
Arbitraire, vous avez dit arbitraire ? Comme c'est arbitraire !
 
 
Sarri40.jpg
Pauline Lenguris

"Pauline Lenguris, infirmière Maasaï Samburu de 33 ans, d'origine kenyane invitée le 19 Novembre à la 5ème journée provençale de la santé humanitaire qui réunissait à la faculté de médecine de la TIMONE à Marseille, un nombre impressionnant de sommités de la santé, a été, d'une manière scandaleuse, empêchée d'assister et d'intervenir en tant que conférencière comme la responsable de l'organisation Santé Sud, Julie Begin le lui avait demandé.

Pauline avait prévu d'arriver à Paris le 17 Novembre, afin de rencontrer une amie de l'association "Les ailes de Siligi" (espoir en Maa) et de prendre avec elle le train pour Marseille, afin d'être présente toutes les deux pour le 19 Novembre à cette grande rencontre.

Ses papiers étaient en règle puisque l'ambassade de France au Kenya lui avait donné son Visa. Donc Pauline venait en Professionnelle de la Santé apporter son concours à cette journée, puis elle restait trois semaines chez ses parents, son frère et sa belle sœur française pour visiter Marseille et Paris.

La police des frontières ne lui en  a pas laissé le temps. Interpellée à la sortie de l'avion, bousculée car elle ne présentait pas assez vite les papiers qu'on lui demandait en français or, elle ne parle qu'anglais.

Les policiers l'ont vite soupçonnée d'être une "personne dangereuse!" Deux femmes policières l'ont poussée sans ménagement dans une pièce où elles lui ont fait immédiatement subir une fouille très appuyée, la palpant partout,  sans écouter ce qu'elle essayait  de leur dire en anglais! : "Je ne comprends pas le français donnez moi une traductrice, je saurai ce que vous voulez et  je vous expliquerai».

Les policiers voulaient l'original de l'attestation d'hébergement qui était  en possession de l'ambassade de France au Kenya, mais  dont elle avait une copie ainsi que  l'attestation médicale. L'ambassade lui avait dit qu'elle n'en avait pas besoin venant en France professionnellement et pour un court séjour!

Essayant  à tout prix de  trouver un prétexte, ils lui disent alors qu'elle n'a pas assez d'argent sur elle... (100 Euros!) et qu'il lui faut 1800 euros pour subvenir à ses besoins en France!!! Or l'attestation que sa belle sœur avait remplie, signée par la mairie de Marseille stipulait bien qu'elle était prise en charge entièrement par ses parents.

N'ayant plus son mobile, confisqué, immédiatement, elle  leur propose de demander à l'Ambassade de faxer les originaux en leur possession! Que nenni!! "Ce n'est pas notre boulot disent ils en cœur!!!"

L'Ambassade de France a téléphoné et essayé de faxer l'attestation d'hébergement et des explications, toute la journée du 18 Novembre, ainsi que l'Ambassade du Kenya en France,  sans parvenir à obtenir une réponse de la  commissaire.

Pauline est donc restée sans manger et sans boire sauf un coca, apporté par une jeune fille de la croix rouge qui s'est occupée d'elle et lui a donné des couvertures. Grâce à elle Pauline  a pu voir la personne qui la cherchait désespérément depuis 14H heure de l'arrivée présumée, l’avion était en avance. Après une nuit interminable dans la promiscuité, les pleurs et les cris des enfants, on vient lui dire qu'elle sera renvoyée au Kenya dans l'après-midi, mais qu'elle peut voir sa belle-sœur arrivée de Marseille. On est le 18 novembre la conférence se tient le 19 à 11H.

Le professeur Jean François Matteï  président de la croix rouge intervient.

L'organisatrice de la conférence téléphone sans arrêt pour essayer de peser de son poids dans la balance! Rien n'y fait!!! La commissaire décrète que personne surtout pas les ambassades ne peuvent lui dicter sa conduite.

A 21H, sortant de son bureau, coincée par la belle-sœur de Pauline qui essaye de lui expliquer ce qui s'est passé elle lâche  hautaine "On doit faire les choses en amont, pas à posteriori, conférence ou pas, justificatif ou pas madame Chégé Lenguris repartira chez elle!

Excès de zèle, volonté d'augmenter les pourcentages de reconduite à la frontière... Ou bien l'effervescence autour de cette petite "sauvage"  qui reçoit un peu trop d'honneur à son goût l'insupporte et la rend insensible au simple bon sens.

A 22H la belle-sœur de Pauline s'en va, elle est restée toute la journée dans la salle d'attente! On lui dit de revenir demain assez tôt..."l'équipe" aura changé ...et ce sera plus facile!" (sic)

Le lendemain la belle-sœur est là à 9h, elle demande qu'on prévienne Pauline, et là une autre policière lui dit gentiment, "revenez vite avec deux billets de train pour Marseille et on la laisse sortir".

Après une course éperdue pour retourner à Roissy chercher des billets, les départs étant peu nombreux... La belle-soeur revient et Pauline est enfin libérée. Hélas trop tard pour participer à la fameuse conférence pour laquelle elle avait tant travaillé bénévolement et était venue en France, ce pays des lumières et des droits de l'homme qu'elle se faisait une joie de connaître.

La volonté bête et bornée d'une seule personne a suffit à compromettre une belle rencontre organisée pour le bien de tous. 

Est-il possible que l'arbitraire et l'injustice puisse régner en maître dans ce pays qui se dit le défenseur des libertés."

Martine Sarri
 
"Je ne veux plus le savoir"
François Béranger
Avec l'aimable autorisation de Emmanuelle et Stéphane Béranger  

Alors que nous sommes en pleine période de dénonciation de violences faites aux femmes et que se déroulait, le 19 novembre 2010, la "5ème journée provençale de la santé humanitaire, Violence envers les femmes, une fatalité ?", nous ne pouvons qu'assister médusés à un abus de pouvoir des représentants des forces de l'ordre françaises, (dans ce cas la P.A.F. Police de l'Air et des Frontières) privant les participants du témoignage de Pauline Lenguris, infirmière Maasaï Samburu, alors que rien ne pouvait laisser supposer qu'elle soit une terrosiste.

"Humanitaire. Le zèle de la police empêche une Kényane de participer à un colloque.

Pour Pauline Lenguris et sa belle-sœur Martine Sarri, présidente de l’association Les ailes de Siligi 13,  ce qui aurait pu être une consécration est devenu un casse-tête administratif, miraculeusement dénoué in extremis.

Madame Lenguris, infirmière de profession dans son pays le Kenya - intervenant dans le district de Samburu à 580 km de la capitale Nairobi –, avait été invitée à participer à la 5e journée provençale de santé humanitaire organisé par l’ONG marseillaise Santé Sud, vendredi 19 novembre, pour intervenir sur le problème de l’excision.

Or, à la descente de son avion, deux jours avant la tenue de sa conférence, la Police des airs et des frontières va s’ingénier à contrarier les projets de la citoyenne kényane et de sa correspondante française. « Jamais, je ne me suis trouvée dans une telle situation, dans les mains de la police, au milieu des étrangers venus d’Afrique et d’Asie dans l’incapacité de présenter une autorisation de séjour. Pourtant, ce n’était pas mon premier voyage à l’étranger, j’ai pu aller en Afrique du Sud ou en Italie sans aucun problème », explique Pauline, qui a vu alors s’égrainer les heures avec au-dessus de la tête l’épée de Damoclès d’une reconduite au point de départ.

« Pendant 2 jours, elle est restée sans boire ni manger »
« Ma correspondante, qui est aussi ma belle-sœur, avait absolument tous ses papiers en règle, son passeport, un visa, etc. Leur pierre d’achoppement : la demande de l’original du certificat d’hébergement, raconte Martine Sarri. Pendant deux jours, elle est restée sans boire ni manger, sauf un coca apporté par une jeune fille de la Croix Rouge. Tous les détails ont été bons pour la tourmenter, les difficultés linguistiques ; Pauline s’exprime en anglais mais ne parle pas un mot de français. On leur a proposé d’obtenir de l’ambassade française au Kenya qu’elle faxe le document, mais ils ne voulaient rien entendre et ont enchaîné sur la question des ressources, l’argent liquide, qu’elle avait avec elle, jugé trop insuffisant. La situation n’a pu se débloquer que le vendredi dans la matinée grâce à l’intervention des organisateurs des rencontres de Santé Sud. Nous avons pris le train mais nous n’avons pas pu arriver à temps pour la conférence. »

Pauline1.jpg

On imagine aisément par quels sentiments est passée la jeune femme – 33 ans, mère de 3 enfants - et quelle image elle a eu de l’hospitalité de la France qui sait se prévaloir censément d’être le pays des droits de l’homme. « J’ai été épouvantée et terriblement frustrée car j’avais travaillé très sérieusement mon intervention devant de hautes personnalités médicales françaises et internationales », précise-t-elle à présent avec le léger sourire de quelqu’un qui s’en est sorti.
Le combat contre l’excision se poursuit. Au Kenya où les chrétiens sont majoritaires, la tradition s’est perpétuée bien que, d’après les recherches ethnologiques, on sache que cette pratique a été introduite chez les Maasaï au XVIe siècle

Antonio Moreira

C'est à en pleurer de rage, mais nous ne pourrons pas indéfiniment serrer les poings pour ne pas crier et agir.

Pauline.jpg 

Cette épisode stupide aura au moins eu l'avantage de faire une énorme pub à Pauline Lenguris. Reste posée la question du droit, que nul n'est censé ignorer la loi, et surtout ceux qui ont pour mission de la faire respecter.

 
Un rappel à la loi

Il n’existe pas en droit français de qualification juridique spécifique pour les faits d’excision ou plus largement de mutilation sexuelle. Ces pratiques peuvent actuellement être poursuivies et sanctionnées en matière criminelle au titre soit :

• De violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, infraction punie de 10 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende (article 222-9 du code pénal), et de 15 ans de réclusion criminelle lorsque ces violences sont commises à l'encontre de mineurs de quinze ans (article 222-10 du code pénal)

• De violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, infraction punie de 15 ans de réclusion criminelle (article 222-7 du code pénal), et réprimée à hauteur de 20 ans de réclusion criminelle (article 222-8 du code pénal) lorsqu'elle concerne des mineurs de quinze ans.

Une action en justice peut également être engagée au titre de violences ayant entraîné une interruption temporaire de travail supérieure à huit jours, conformément à l'article 222-12 du code pénal qui prévoit une sanction de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende lorsque l’infraction est commise contre un mineur de moins de 15 ans.

Les modifications qui suivent, introduites par la loi, ont précisément vocation à rendre plus effective la répression de ces pratiques sans que soit instaurée pour autant de qualification juridique spécifique.   

 

Interview de Pauline pour Chanson Rebelle 
 

Chanson Rebelle : Que penses-tu de ce qui t'est arrivé à l'aéroport de Paris ?

Pauline : Ce qui s’est passé à l’aéroport n’était pas de la justice pour moi parce que j’avais un visa valide de l’Ambassade de France au Kenya; ils m’ont enfermée à clé et m’ont fait manquer la conférence qui était la raison principale de mon voyage. Ils m’ont mise à poil pour vérifier, ce qui n’est pas juste.

C.R. : Quel était le sujet que tu voulais aborder lors du colloque du 19 novembre ?

P. : Ce que je voulais faire à la conférence :

• Parler de l’excision à Sambum, une forme importante de violence contre les femmes

• Partager les expériences de différentes femmes venant d’autres pays et comment elles ont réagi vis-à-vis différentes formes de violence basée sur le genre dans le monde

• Remercier les femmes de leurs efforts pour faire de ce monde un meilleur monde pour les hommes et les femmes

• Partager avec d’autres femmes comment la culture d’une société partriarcale a contribué à mettre les femmes dans une situation arriérée sur différents plans: du leadership, de la propriété, du droit à l’éducation, du droit à leur santé réproductive

C.R. : As-tu un message à adresser aux femmes qui pratiquent l'excision en France ?

P. : Aux femmes qui pratiquent l’excision, voici mon message:

• L’excision est illégale

• L’excision apporte de nombreuses conséquences pour vos enfants dans la vie

• Elles devraient trouver autre chose à faire, l’excision est une mauvaise pratique

C.R. : Aux mères qui acceptent que leur filles soient excisées ?

P. : Aux femmes qui acceptent l’excision de leurs filles:

• Vous n’aimez pas vos filles

• Quand elles seront plus âgées vos filles vous maudiront pour le reste de vos jours

• En acceptant l’excision, vous mettez en danger la vie de vos filles

• Je vous prie d’abandonner cette pratique rétrograde et illégale

C.R. : Aux pères qui se taisent et cautionnent l'excision de leurs filles ?

P. : Pour les pères, le même message.

C.R. : Comment dans ton pays la culture justifie l'excision ?

P. : Comment les Massaïs justifient le rituel

• Quand les filles subissent le rituel, il y a présentation de cadeaux et c’est un honneur considérable pour la famille

• Les familles reçoivent des dots élevées parce que les filles sont mariées immédiatement

• Pour les exciseuses, c’est une source de revenus

• L’excision [MGF = mutilation génitale féminine] donne aux femmes et aux filles un sentiment d’appartenance à la communauté

• Elle augmente les chances de mariage pour les filles et leur permet de devenir mères et d’être acceptées socialement

C.R. : As-tu fait l'objet de menaces dans ton pays lorsque tu luttes contre l'excision ou le sujet des femmes victimes de violences ?

P. : Est-ce que quelqu’un vous a menacée pour votre combat contre la FGM?

• Parfois oui, je me trouve dans des situations très difficiles, surtout pendant les missions pour sauver des filles de la MGF et de mariages forcés. Quelqu’un menace même de [me] tuer, mais cela ne m’empêche pas lutter contre la FCM à Sambum.

• Parfois vous appelez la police pour vous aider mais ils mettent longtemps à venir. Parfois vous risquez votre vie.

C.R. : Dans ton pays y-a-t'il des hommes qui soutiennent tes actions ?

P. : Les hommes au Kenya sont-ils contre l’excision ?

• La majorité, selon l’ethnie, sont pour la MGF

• Quelques-uns qui sont plus éclairés sont contre, surtout ceux qui sont allés à l’école ou qui ont suivi des formations sur la MGF

• Maintenant le Kenya a une constitution qui interdit la MGF et toute forme d’abus de l’enfant

Merci Pauline de t'être prêtée à cette interview. Traduction de Brian Thompson (U.S.A.) 

Intervention de Waris Dirie
 

Contre l’excision ici et là-bas et toutes violences faites aux femmes


Contact : «Les AILES DE SILIGI» 19 Rue André Chamson Les Hauts Fonscolombes

13003 MARSEILLE : Mobile : 06.87.07.30.82  courriel : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
 

L'Association "AILES de SILIGI" espoir en Maa, a été crée en 2005 après un voyage  chez les Maasaï du Kenya où sa présidente Martine Sarri, militante féministe, s'est trouvée confrontée  à l'excision. Cette négation de l'intégrité physique  et morale de la femme. Même si pour les Maasaï on pense que cette coutume a été importée par d'autres peuples car elle est en complète contradiction avec leur philosophie, elle existe et elle  perdure !

"Les AILES DE SILIGI" en France, et son relais SILIGI EL MAA au Kenya se sont donnés pour mission d'abolir cette pratique dans le district des Maasaï Samburu, dans un premier temps (car nous avons bon espoir d'y arriver rapidement). Et partout où les femmes et les fillettes subissent cette mutilation, (dans le monde 140 millions de femmes ont été excisées, 2 millions de fillettes le sont chaque année dont environ 60 000 en France). Nos associations refusent de considérer cela comme un fait culturel ! Elles affirment, comme 53 pays Africains qui ont signé la charte africaine des droits humains, que cette mutilation est  un crime, (qu'il soit pratiqué dans des villages ou dans des cliniques) et que ce crime envers plus d'une moitié de l'humanité, les femmes, pour la seule raison qu'elles sont nées femmes, doit cesser. Nous disons non aux excisions, comme aux lapidations, flagellations, mutilations de toutes sortes et discriminations dont sont victimes les femmes.

 

LeRavi.jpg
Le RAVI N° 81 Janvier 2011
 
Excisés du cerveau ils s'en prennent à une Maasaï

"Une infirmière Maasaï devait donner une conférence contre l'excision à la faculté de médecine marseillaise de la Timone!
Mais la police aux  frontières s'est chargée de l'accueil!

La "5ème journée provençale de la santé humanitaire"était fière de l'annoncer sur l'affiche en tant que conférencière, mais Pauline Lenguris infirmière maasaï  kenyane luttant dans son pays contre la pratique de l'excision, n'est jamais parvenue jusqu'à la faculté de médecine de la Timone.

Venue avec ses papiers en règle, un visa de l'ambassade, un billet d'avion retour, la photocopie de son attestation d'hébergement possédée par l'ambassade et une centaine d'euros, Pauline avait prévu d'arriver le 17 novembre en France afin de rencontrer les membres de l'association "Les ailes de Siligi" sur Paris. De la tous devaient partir deux jours plus tard, à Marseille pour la fameuse conférence.

Mais c'était sans compter l'incroyable compétence de la police aux frontières (Paf),qui interpelle la conférencière étrangère dès son arrivée sur notre trois- fois- saint- territoire national. Ils lui demandent alors ses papiers,et l'anglophone les présente.Mais soudain,deux policières la bousculent et la poussent dans une pièce afin de lui faire subir une fouille à nu.

Pauline lenguris obtempère"A cet instant je leur ai dit que je ne comprenais pas le français mais qu'avec une traductrice je pouvais leur expliquer tout ce qu'ils voulaient savoir" explique-t-elle.

Les policières réclament alors l'original de l'attestation d'hébergement et Pauline Lenguris explique que l'ambassade de France au Kenya la possède.La flicaille de Roissy rétorque ensuite qu'elle n'a pas assez d'argent pour subvenir à ses besoins car elle ne dispose que d'une centaine d'euros,alors qu'il lui faudrait,  selon eux,1800 euros!

Son téléphone mobile est confisqué "Je leur ai ensuite demandé de téléphoner à l'ambassade afin que le fax de l'original de l'attestation d'hébergement leur soit transmis, mais ils ont refusé, m'expliquant que ce n'était pas leur travail

"Le lendemain, les ambassades tentent de faxer l'attestation et des explications à la Paf",  en vain.

"L'invitée" de la France reste alors sans manger et sans boire à l'exception d'un soda offert par la Croix-Rouge.

Une incroyable nuit de promiscuité plus tard, le 18 novembre, l'infirmière apprends qu'elle sera renvoyée au Kenya dans l'après midi.Même les interventions du professeur Jean-François Matteï ancien ministre et président de la Croix Rouge, ainsi que celle de l'organisatrice de la conférence, ne débbloquent la situation.La commissaire réplique que personne ne peut lui dicter sa conduite,pas même les ambassades.

La belle sœur de Pauline, marseillaise, et présidente de l'association "Les Ailes de Siligi 13" arrive alors à Paris et tente d'intercéder. Sans succés: elle repart seule.
C'est seulement le lendemain à 9heures, qu'on lui suggère de revenir avec des billets de train pour Marseille,afin que l'infirmière puisse être libérée.La belle sœur s'exécute, Pauline retrouve enfin la liberté.Mais il est trop tard pour la Conférence! La police a su prouver son efficacité...
"

Jean Baptiste Malet
 
 
Gérard Gorsse, Janvier 2011 
 
 
© 2013 Chanson Rebelle