Enfants de Gaza, du Liban
Enfants des actualités muselées
Enfants d'Afrique et d'ailleurs
Que le monde silence
Aucune attention à votre innocence.
Grandiloquence et répugnance
Vos maîtres bourreaux ne connaissent pas l'abstinence
Enfants, petits boucliers explosés dans la démence !!
Enfants de la-bas
Quand j'étais enfant ...
Un jour, j'ai joué
Avec mes petits soldats morts
De n'avoir pas eu de plomb dans la tête.
Un jour, je n'ai plus joué
Les petits soldats s'en sont allés...
Enfants de là-bas
Quand j'étais grand
Avec mes amis, j'ai marché
Pour qu'on vous fiche la paix !
Enfants si proches de notre présent
Percevez-vous, nos pas, nos chants
Dissimulés parmi ces défilés assassins bottés
Enfant que la peur innonde
Si vous pouviez avoir ma chance au réveil
Quand je m'émerveille au soleil levant
Qui joue avec les couleurs dans la quiétude.
Enfants, terrassés par les marchands de canons immondes
Vous ne voyez hélas, des couleurs
Que celles du feu et du sang
Vous n'entendez pas de musiques
Mais hélas, des tonnerres de bombes incessants
Dont l'écho si lourd résonne et fait oublier les maigres trêves
Enfants, nés sans enfance, parachutés dans la violence
O pauvres mères, expulsant de leur ventre l'amour dans la haine
Enfant, je jouais, mais comment sur mon album à colorier
Puis-je vous répéter ces couleurs d'espérance