Derniers commentaires

On se fout vraiment de notre g...
Vous avez dit légion d'honneur?
C'est une foire à tout maintenant la légion d'honneur, ceux ...
06/02/12 10:46 Plus...
Par Vincent

TACHAN HENRI
coordonnées
Bonjour à tous j'ai une lettre que j'aimerais envoyer à He...
01/02/12 17:10 Plus...
Par Lionel

CABANEL OLIVIER
bonjour
Vous ayant lu sur agora vox ; j'ai voulu vous connaitre un ...
01/02/12 17:04 Plus...
Par guy

On se fout vraiment de notre g...
Chelon ?
Je ne considère pas Georges Chelon comme un chanteur d'expre...
01/02/12 17:03 Plus...
Par Gérard Gorsse

On se fout vraiment de notre g...
Légion d'Honneur
Bonsoir, Je constate à regret que Georges Chelon n'est pas ...
31/01/12 19:42 Plus...
Par Marinwegla

CASTELHEMIS
coucou !!!!!!!!!
Pas grand monde sur le site en ce moment ah! les sports d'hi...
28/01/12 19:29 Plus...
Par vincent

Visiteurs


Il y a actuellement 32 invités en ligne
Accueil arrow Coups de gueule arrow Troisième lettre ouverte à Monsieur le Ministre de la Culture
Troisième lettre ouverte à Monsieur le Ministre de la Culture

                       

 

                                                   Saint Paul en Jarez, le 16 décembre 2009

Bonjour à tous,

Un peu énervé de ne pas recevoir de réponse de Monsieur Frédéric Mitterand, j'ai téléphoné ce jour au ministère pour m'enquérir du cheminement de mes trois courriers.

J'ai appris que le ministre de la culture, par son secrétariat, avait transmis ma missive sous le numéro 8625, à Madame Bazzani Fringuant qui, normalement devrait me répondre.

Pour mémoire j'ai adressé au ministre de la culture un courrier en juillet, puis un en septembre, et enfin le dernier en décembre 2009.

J'attends donc une réponse dont je vous tiendrais informés.


                                                                                     Saint Paul en jarez, le 7 décembre 2009

Monsieur le Ministre de la Culture,

Permettez qu’en préambule je vous fasse part de mon agacement face à votre silence, en effet il est d’usage de répondre aux courriers qui nous sont adressés, ce qui n’est pas votre cas. Je me suis permis de téléphoner à votre ministère, et mon correspondant m’a confirmé que mes deux précédents courriers avaient bien été enregistrés sous la référence OBF/CC/5468

Vous avez ces derniers temps posé des premières pierres de temples de la culture, alors que le patrimoine de la chanson française est en train de sombrer dans l’oubli.

Je réitère donc mes questionnements concernant la chanson française, car nos enfants ont droit à l’éducation, et que la découverte de chanteurs qui ont marqué de manière historique leur époque ont le droit d’être cités. Ceci vaut également pour le public adulte maintenu dans l’ignorance dans un paysage audio-visuel qui compte plus ses écus qu’il ne veille à la qualité de ses programmations.

Veuillez agéer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations distinguées et celle de ma légitime colère.

Ci-dessous les précédents courriers que je vous ai adressés.

 


                                                                                              Saint Paul en Jarez, le 27 septembre 2009

Monsieur le Ministre de la Culture,

Je vous ai fait parvenir un courrier, le 6 juillet 2009, concernant la situation de la chanson française de conviction et d’expression, et le statut des intermittents du spectacle.

Depuis cette période j’ai eu l’occasion de rencontrer bon nombre de ces chanteurs qui sont des créateurs et non des marchands se soupe qui vendent leurs chansons de manière mercantile. La poésie de leurs textes et la qualité musicale de leurs créations, ainsi que la conviction de leur interprétation font que leurs prestations, auxquelles j’assiste régulièrement, ne laissent pas insensible un auditoire populaire.

Vous avez déclaré à un journaliste que vous alliez vous pencher sur le statut des intermittents du spectacle, or nous ne voyons aucune avancée d’une éventuelle refonte.

La revue Chorus vient de mettre la clef sous la porte et de nouveaux lieux de spectacles itou. Beaucoup de chanteurs émargent aux aides sociales ou font des petits boulots pour simplement vivre, et ce, de manière précaire.

Je vous redemande donc d’accorder quelques crédits à ma requête, en souhaitant toutefois que vous daigniez répondre, ce qui me paraît légitime compte tenu de vos fonctions, à ce nouveau courrier.

Ce courrier est une lettre ouverte qui sera publiée sur le site.

Comptant sur votre réponse, que je ne manquerai pas de publier sur le site, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations distinguées, et de ma colère.

« P.S. Ci-dessous la copie du premier courrier que je vous ai fait parvenir le 6 juillet 2009. 

Monsieur le Ministre de la Culture, 

Voila plus de sept ans que j’anime bénévolement un site sur la chanson d’expression et de conviction, et cela m’a permis d’être très souvent en contact avec des chanteurs que les médias boudent car ils ne sont pas rentables financièrement. Ils m’ont fait part de leurs remarques et réflexions sur leur statut, la place de la chanson française dans notre société, la position des collectivités locales et territoriales, ainsi que les lois promulguées et le silence des différents ministères de la culture qui se sont succédé depuis quelques décennies.

Je voudrais me faire leur porte-parole car les nombreux témoignages des chanteurs que j’ai recueillis et la confiance qu’ils m’ont accordée, compte-tenu du contenu du site, m’y autorise.

En ce qui concerne les constats :

-    Dans le système actuel, il semble illusoire qu’un chanteur puisse disposer d’une salle de spectacle pour se produire, car nous sommes dans un système d’économie de marché dictée par la société d’économie libérale. Si d’aventure un chanteur voulait se lancer dans cette aventure, il devrait louer la salle, se munir d’une assurance, payer un service d’ordre, la facture des affiches, une régie lumière et une régie son, les musiciens accompagnateurs intermittents du spectacle (y compris les heures de répétition), les frais de déplacements, de nourriture et d’hébergement. Je pense que cette hypothèse est hors de portée de la bourse de bon nombre de chanteurs non distribués par les maisons de production.

-    Certains d’entre eux se sont mis en association pour faire face à d’éventuelles demandes de subventions locales, régionales ou nationales. Il en ressort que bien souvent les subventions accordées à la création « chanson » se font de plus en plus rares, soit parce qu’elles ne rentrent pas dans les désirs des commissions qui préfèrent s’intercaler dans des gros projets de prestige, soit parce qu’il est demandé pratiquement avant toute création d’avoir vendu au minimum une trentaine de spectacles pour sembler digne d’intérêt.

-    Le statut d’intermittent du spectacle est un leurre, car si l’on considère uniquement le temps de passage sur une scène, à comparer avec celui de création, d’écriture, de répétition, nous obtenons une équation complètement gommée par la loi, et qui pourtant est une triste réalité pour bénéficier d’indemnités des A.S.S.E.D.I.C. Depuis ces dernières années, bon nombre de ces chanteurs n’ont pas obtenu le nombre d’heures nécessaires et ont donc perdu leur statut d’intermittent.

-    Egalement la disparition des petits lieux de spectacles qui ont dû fermer faute d’aide publique, ou parce qu’ils n’ont pas la licence « d’organisateurs de spectacles » exigée par la loi, ne fait que restreindre les possibilités de se produire pour les chanteurs autoproduits ou n’étant pas produits par des maisons de productions.

-    Globalement, ne peuvent vivre de leur art que les chanteurs produits, ne laissant aucune chance à ceux qui ne le sont pas.

-    Devons-nous considérer que la chanson n’est même plus un art mineur, mais purement un produit de consommation comme la lessive ou les produits surgelés ? Je ne suis pas loin de le croire, alors que je découvre régulièrement des chanteurs de tout âge à l’écriture ciselée, aux musiques élaborées et dont l’interprétation touche au cœur et à l’esprit. La question est de savoir quelle est la position du ministère de la culture pour la défense de cette chanson française dont quelques exemples illustrent les manuels scolaires, et sur la diffusion sur les chaînes publiques d’une chanson de qualité.

-    La chanson « Lily » de Pierre Perret ou « Nuits et brouillards » ont été plus efficaces que mille discours, ce qui prouve que la chanson peut-être autre chose qu’une rengaine commerciale.

-    Il y a encore beaucoup de questions sur le rôle des différents responsables et institutions, qui seraient trop longues à énumérer dans ce courrier, une pourtant me parait évidente, pourquoi une académie française alors que la langue de Molière est régulièrement massacrée dans les chansons les plus médiatisées.

-    La question est de savoir quelle est la position du ministère de la culture, que vous représentez maintenant, pour la défense de cette chanson française. Avez-vous le projet de favoriser la diffusion sur les chaines publiques de cette chanson de qualité ?

Monsieur le Ministre, à ce stade de mon questionnement, je vous invite d’abord à visiter mon site, ensuite à vous positionner sur ce sujet.

Ce courrier est une lettre ouverte qui sera publiée sur le site.

Comptant sur votre réponse, que je ne manquerai pas de publier sur le site, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations distinguées, et de ma colère. »
                                                                                                                    

 

Signature1.jpg
 
"Que rebelle soit la chanson" 



  Soyez le premier à commenter cet article

Commenter
  • Les messages comportant des attaques verbales contre les personnes seront supprimés.
  • Vous pouvez renouveler le code de sécurité en appliquant un rafraîchissement à votre navigateur.
  • Appliquer cette méthode de rafraîchissement si vous avez entré un mauvais code de sécurité.
Nom
E-mail
Site web
Titre
BBCode:Web AddressEmail AddressBold TextItalic TextUnderlined TextQuoteCodeOpen ListList ItemClose List
Commentaire



Code:* Code
Je désire être prévenu par mail des commentaires qui suivront

 
© 2012 Chanson Rebelle - Conception informatico