L'Association "AILES de SILIGI" espoir en Maa, a été crée en 2005 après un voyage chez les Maasaï du Kenya où sa présidente Martine Sarri, militante féministe, s'est trouvée confrontée à l'excision. Cette
négation de l'intégrité physique et morale de la femme. Même si pour
les Maasaï on pense que cette
coutume a été importée par d'autres peuples car elle est en complète
contradiction avec leur philosophie, elle existe et elle perdure !
"Les AILES DE SILIGI" en France, et son relais SILIGI EL MAA au Kenya se sont donnés pour mission d'abolir cette pratique dans le district des Maasaï Samburu,
dans un premier temps (car nous avons bon espoir d'y arriver
rapidement). Et partout où les femmes et les fillettes subissent cette
mutilation, (dans le monde 140 millions de femmes ont été excisées,
2 millions de fillettes le sont chaque année dont environ 60 000 en
France). Nos associations refusent de considérer cela comme un fait
culturel ! Elles affirment, comme 53 pays Africains qui ont signé la
charte africaine des droits humains, que cette mutilation est un crime,
(qu'il soit pratiqué dans des villages ou dans des cliniques) et que ce
crime envers plus d'une moitié de l'humanité, les femmes, pour la seule
raison qu'elles sont nées femmes, doit cesser. Nous disons non aux
excisions, comme aux lapidations, flagellations, mutilations de toutes
sortes et discriminations dont sont victimes les femmes.
"SHOMO E-MURATA"
Qui sommes-nous ?
* Excision, viol, violence conjugale, prostitution, harcèlement sexuel, mariage forcé, crime dit "d’honneur" (quel peut être cet honneur ! **qui loge entre les cuisses des filles?)**
"Lorsque la crise identitaire se mêle au chômage et à la perte des valeurs, la fracture sociale explose. Les femmes en payent le prix le plus lourd ! Dans les cités françaises on ne brûle pas seulement les voitures on brûle aussi des femmes, on les lapide !" (cf. Djemila Benhabib, "Ma vie à contre Coran")
Non ce n'est pas une fatalité, **C'est une conséquence de la domination de l'homme sur le corps, la sexualité et l'esprit des femmes. C'est une violence à la fois psychique et physique imposée par les hommes dans une société faite par eux et pour eux**.
La Marche Mondiale des Femmes identifie "le patriarcat" comme le système d'oppression des femmes et le capitalisme comme le système d'exploitation d'une immense majorité par une minorité. Ce réseau de féministes femmes et hommes issus de 160 pays et territoires a adopté le 10 Décembre 2004 une charte déclinant les valeurs d'égalité de liberté de solidarité de justice et de paix.
"Nous exigeons la fin de l'oppression que nous vivons en tant que femmes, et nous disons que la domination, l'exploitation, l'égoïsme et la recherche effrénée du profit menant aux injustices, aux guerres, aux conquêtes, aux violences **ne sont pas inéluctables**, tout cela a une fin ! A nous femmes et hommes de hâter cette fin et de créer un monde laïc, où l'intégrité, la diversité, les droits, les libertés et la paix seront respectés par tous dans l'égalité des genres.
Martine Sarri
5ème journée provençale de la santé humanitaire
Violence envers les femmes, une fatalité ?
Bien que je dénonce les violences envers les femmes, je voudrais également, respectant la parité, que l'on se penche également sur celles à l'encontre des hommes, car ayant exercé pendant quarante ans la profession de travailleur social, je peux témoigner et vous dire que cela n'est pas une chimère, mais ceci est un autre débat.
Toutes les violences envers des êtres humains ne peuvent qu'être condamnables.
Gérard Gorsse, Octobre 2010