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François Rauber, entretien, 26 octobre 1983
Après ses études de piano au conservatoire de Nancy, François Rauber a travaillé dès 1951 dans divers cabarets parisiens comme accompagnateur d'artistes tels que Boris Vian ou Serge Gainsbourg. À la demande de Jacques Canetti, il est l'accompagnateur de Jacques Brel le 23 juillet 1956 lors d'une représentation à Grenoble. Cette rencontre avec Brel marque le début d'une collaboration qui allait se prolonger jusqu'au décès de ce dernier en 1978.
En avril 1958, François Rauber écrit ses premiers arrangements pour Jacques Brel, peu après avoir fait ses débuts comme arrangeur pour un enregistrement de Simone Langlois.
Les connaissances musicales de François Rauber (en particulier dans les domaines de la musique de chambre et de la fugue) ont apporté un grand enrichissement à la musique de Jacques Brel, dont l'accompagnement était jusqu'alors assuré par son propre jeu à la guitare (qui était des plus basiques), ainsi que par les services de chefs d'orchestre aux emplois du temps chargés. C'est également François Rauber qui a convaincu Jacques Brel de ne plus jouer de guitare sur scène, ce qui a dès cet instant laissé le champ libre à l'interprétation théâtrale de Brel.
L'interview de François Rauber
Brel et Rauber s'entendaient également très bien sur le plan personnel. François Rauber était le parrain d'Isabelle, la fille de Jacques Brel.
En dehors de son activité comme arrangeur attitré de Brel, François Rauber a travaillé depuis les années 1960 jusqu'à son décès avec de nombreux autres artistes, parmi lesquels Anne Sylvestre, Cora Vaucaire, Brigitte Bardot, Barbara, Juliette Gréco, Germaine Montero, Georges Moustaki, Isabelle Aubret, Pierre Gripari, Pierre Selos, Jean-Pierre Reginal, Charles Aznavour, Jean Sablon et Colette Renard.
Il a également composé des musiques de film et des œuvres classiques.
François Rauber nous a quitté fin 2003.
Pierre Tisserand a écrit de lui :
Vous possédiez ces qualités
Gentillesse et humilité
Qui sont la marque du génie
Sans jamais vous mettre en avant
Vous transformiez le plus souvent
Nos tralala en symphonie
Vous étiez comme le liber
Qui afin que l’arbre s’élève
Lui distribue toute la sève
Merci à vous François Rauber
Salut l'artiste !!!
Gérard Goresse, Novembre 2010
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