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Madagascar
Les chanteurs : mémoire du peuple
Dossier créé en collaboration avec Jocelyne Fuligno
Avant Propos :
Le dossier qui suit sera complété au gré de nos rencontres avec les
chanteurs de la grande île car ceux qui sont présentés ici ne sont que le sommet de l’Iceberg de la chanson rebelle à
Madagascar. Nous espérons que ce petit sentier culturel vous mènera
vers la grande île et que vous partirez vous –mêmes à la découverte de
ces griots qui allient talent et courage.
Pour naviguer sur le dossier :
Association MAMISOA, solidarité MADAGASCAR
L'association Mamisoa a été créée en 1995 par un grand-père malgache : M. Rakotondraibe, pour que les enfants de son quartier d'Antananarivo reçoivent du matériel scolaire.
Elle développe aujourd’hui, avec ses partenaires malgaches, des actions dans le domaine de l'éducation, de la santé et de la culture à Madagascar. Tous les projets naissent des sollicitations des acteurs locaux du développement à Madagascar.
En 2006, un comité culturel composé d'artistes malgaches réputés et de membres de l'association a été créé afin de promouvoir la culture malgache par l'organisation de concerts et la production de CD et soutenir des projets humanitaires.
Erick Manana en train de distribuer les cahiers à Ankadihambana
Erick Manana à Ankadihambana, La motivation et les encouragements à bien travailler qu’il transmet par sa musique, ainsi que la prise de conscience de l’importance de la solidarité sont plus importants que l’apport en matériel scolaire qu’il distribue.
Le code de déontologie de l’Association Mamisoa stipule entre autre que "Les actions s’arrêtent là où commencent le travail des associations malgaches et privilégient le soutien à ces associations avant les actions directes". Les artistes du groupe Mahaleo qui gèrent tous une ou plusieurs actions humantaires depuis plus de 30 ans à Madagascar ont analysé les projets de l’Association mamisoa et jugé ceux-ci pertinents mais trop souvent à court terme.
En 2006, l’Association Mamisoa à voté la création d’un comité culturel afin de respecter le code de déontolgie et de pouvoir soutenir les artistes acteurs du développement à Madagascar et leurs projets et de répondre à cette critique pertinente des membres du groupe Mahaleo en créant un projet sur le long terme. Des artistes malgaches réputés ont rejoint le projet et le COMITE POUR LA CULTURE MALGACHE est né, financé par des prêts privés de membres de l’Association et le soutien de l’entreprise de menuiserie, VAUTHIER SA.
Nous sommes reconnaissants et heureux de pouvoir nous joindre à Gérard Gorsse pour vous présenter quelques artistes de la grande île.
Leurs musiques est celle de l’espoir
Leurs textes parlent de respect de la vie, du sens de l’effort, de l’amour aussi. "RAISO NY DIMY" d’Erick Manana nous apprend que l’argent ne tombe pas du ciel et qu’il faut fuir l’oisiveté.
Leurs instruments comme la valiha sont un encouragement à la débrouillardise car avec un tube de bambou et des cables de freins de véols on peut faire un instrument apprécié aujourd’hui dans le monde entier.
Certaines chansons viennent du théâtre malgache dont les textes des chansons était souvent plus important que la pièce elle-même car étant en malgache ils pouvaient véhiculer les idées révolutionnaires. La chanson "Ory fody an’ala" tiré du CD de Nini et Fafa "Kalon’ny Fahiny" chansons traditionnelles, dit : "Vous les oiseaux de la forêt, ne venez pas manger le riz du peuple!". Dans la chanson les oiseaux répondent : "Vous avez raison, le riz appartient au peuple rentrons dans la forêt". Dans un extrait d’une chanson du groupe Mahaleo (crée en 1977) Gasikara vita Baorina (Madagascar est déjà prise (bornée , titrée). L’intro de Dama dit : "Madagascar a déjà été titrée par les ancêtres, ce n’est donc pas une terre à vendre" (Olympia juin 2007). Le refrain n'est pas équivoque :
Gasikara efa vita baorina ny aty a, ka tsy azonao amidy e
Madagascar est déjà cadastrée par ici, elle n’est pas à vendre suite...
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Madagascar, l'île rouge
Les origines du peuple malgache
Les supposés premiers habitants de l'île sont appelés les "Proto-Malgaches". Il semblerait que le peuple malgache est issu d'un brassage de plusieurs peuples (africains, indonésiens). Les européens ont débarqués au début du 16ème siècle, bien après les arabes, dont certains écrits attestent leur connaissance de l'île dès le XIIème siècle. Les hommes se sont implantés tout d'abord le long des côtes, lieu propice au développement de communautés, grâce aux ressources qu'ils exploitent de la mer. Vient ensuite la conquête des terres intérieures.
Autre caractéristique de Madagascar, la structuration politique du pays, qui a pris corps depuis le début du 14ème siècle jusqu'à la colonisation française (1885). Dès 1300, le peuple Mérina des Hauts Plateaux se dota d'une structure quasi monarchique qui atteignit son apogée avec le roi Ralambo (1575-1610) et la reine Ranavalona Ière, (épouse et successeur du roi Radama I) qui a régné de 1828 à 1861, en menant une guerre sans merci aux étrangers tout en laissant libre cours à l'industriel français Jean Laborde.
Ce sont les Merina avec Ralambo (1575-1610), qui mettent en place une organisation politique structurée. Les Merina sont d'origine asiatique. Ils se sont installés sur les Hauts Plateaux, après avoir chassé les Vazimba. Ils forment aujourd'hui le plus important groupe de l'île avec quatre millions d'individus.
La monarchie Merina
Radama I, prend le pouvoir en 1810, à la mort de son père, le roi Andrianampoinimerina. Son règne de 1810 à 1828 est considéré comme le début de la création de l'État malgache moderne, il conclut en 1817 un traité sur une assistance financière, technique et militaire avec la Grande Bretagne. Il soumet la plupart des peuples de l'île, excepté une partie des Sakalava (ceux qui vivent dans la longue vallée). Le royaume malgache est pratiquement unifié à la mort de Radama I Cette unification guerrière, qui s'apparente à une colonisation, impose un système politique et la domination Merina.
Son épouse Ranavalona I lui succède jusqu'en 1861. Elle est présentée comme une reine cruelle et xénophobe envers les vazaha (étrangers) et les persécutions envers les missionnaires. Elle voulait avant tout protéger les us et coutumes ancestrales de la société malgache, dont le culte des ancêtres. La fin de son règne est marquée par des exécutions de malgaches chrétiens ou accusés de sorcellerie.
Son fils Radama II lui succède pour deux ans. Adepte d'une politique d'ouverture totale, il est assassiné en 1863. Rasoherina (1863-1868) sa veuve, lui succède, mais le pouvoir est détenu par le Premier ministre Rainilaiarivony qui épousera les trois reines successives du royaume malgache : Rasoherina (1863-1868), Ranavalona II (1868-1883) et Ranavalona III (1883-1897).
Durant la majeure partie du XIXème siècle, l'île est administrée par le Royaume de Madagascar que l'invasion coloniale française de 1895 abolit. Le premier Gouvernement Malgache voit le jour le 10 octobre 1958 et en 1960, Madagascar retrouve son indépendance mais demeure soumise à une forte influence française dans tous les domaines, principalement en politique et en économie.
La langue malgache est la plus occidentale dans la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Plus précisément, elle appartient au groupe dit "barito" de cette branche. Son vocabulaire a beaucoup emprunté au swahili et à l'arabe. La langue des Antandroy a toutefois la particularité de contenir des éléments des langues bantoues d'Afrique australe. Ces apports résultent des nombreux échanges maritimes avec l'Afrique de l'Est au cours de l'histoire de l'île."
Gérard Gorsse, Essai de synthèse de différents documents & études
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Les griots
"Aujourd'hui, dès que l'on parle de
griots, on pense à cette "caste de musiciens professionnels" faite pour
vivre sur le dos des autres; dès qu'on dit griot, on pense à ces
nombreux guitaristes qui peuplent nos villes et vont vendre leur
"musique" dans les studios d'enregistrement de Dakar ou d'Abidjan...
Dans cette société africaine bien
hiérarchisée d'avant la colonisation, où chacun trouvait sa place, le
griot nous apparaît comme l'un des membres les plus importants de cette
société car c'est lui qui, à défaut d'archives, détenait les coutumes,
les traditions et les principes de gouvernement des rois. Les
bouleversements sociaux dus à la conquête font qu'aujourd'hui les
griots doivent vivre autrement : aussi tirent-ils profit de ce que
jusque-là avait été leur fief, l'art de la parole et la musique."
Niane, "Soundjata ou l'époque mandigue", 1960
"Si les chanteurs malgaches se rapprochent des griots africains par la méthode de transmission du savoir-faire et des racines culturelles (Lova Sofina) de bouche à bouche, du père à son fils, ils diffèrent par leur rôle dans la société et le contenu de leurs chansons".
Erick Manana
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QUELQUES CHANTEURS MALGACHES
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Erik Manana Rafilipomanana
Compositeur, Guitariste, Chanteur
Erick Manana à Ankadihambana, avec Florine, resp. bibliothèque et Jeannot resp projet agricole
Erick Manana affirme que les vrais artistes sont encore dans les campagnes malgaches et "qu’il ne leur arrive pas à la cheville".
"Les artistes de la campagne sont ceux qui ont le mieux conservé la musique malgache dans son originalité, ils détiennent le patrimoine musical mais n'ont pas les moyens de le transmettre, c'est pour cela qu'il est important de les soutenir".
Son respect pour les maîtres de la musique malgache, comme Rakotofrah (grand flûtiste malgache de renommée internationale) ou encore Kolibera, se retrouve dans ses textes (deux chansons rendent hommage à Rakotofrah), dans le groupe "Feo-Gasy" qu’il a fondé autour de Rakotofrah et Kolibera, et dans sa volonté de partager cet héritage culturel avec ses amis musiciens et de le porter jusque dans les petits villages. Il compose lui-même ses textes qui s’inspirent de Madagascar et de sa propre vie. Parfois il met sa musique au service d’un grand poète comme pour la chanson "Voninkazo Adaladala" du grand poète RADO ou d’un texte ancien. Egalement Razilinah dont il reprend des chansons afin de les faire connaître.
Après avoir apporté du matériel scolaire et chanté avec les enfants de l’école, Erick a donné un petit concert improvisé avec Kolibera pour les paysans du village et des alentours qui se sont rassemblés autour de ses grands musiciens)
"Ma musique prend naissance à Madagascar sur les Hauts-Plateaux où je suis né. Ce sont mes racines qui me permettent d’aller à la rencontre des autres et c’est pourquoi, bien que typiquement malgache, ma musique a parfois des reflets du Brésil, d’Afrique ou d’ailleurs."
Erick Manana
Erick Manana fait partie des membres fondateurs du comité culturel, il participe à plusieurs projets et souhaite pouvoir offrir des instruments de musique aux artistes les plus talentueux. (Ils sont nombreux à Madagascar à devoir encore louer des instruments).
Il a enregistré deux CD afin de lancer le comité, "Madagascar Via New Orleans" avec 10 musiciens malgaches et des instruments typiques de la grande île et un CD plus intimiste avec la merveilleuse voix d’Aina Quach. Le premier est déjà en vente auprès de Mamisoa.ch et l’autre sort prochainement.
Jocelyne Fuligno
Barikavily e!!
Manetroka lava o!! .
Tanàna tsy maty afo e!!
Tsy mifidy ora na toetr'andro .
Rehefa hanokona e!!
Barikavily e!
Maresaka foana o!! ville vivante
Ny "akory" sy "mandra-pihaona" e!!
Ny ady varotra ambony-la gara les petits marchands sur la gare
Toa vita lanonana e!!
Barawa (tilapia) sy felika poissons
Polimoty sesika
Mosekiky tsara tono
Koban-dravina mifono o!
Menakely menafify
Mofo randrana ao mividy e
Ketsaketsa ambony vary
Ro mazava na lasary e!!
O! rahalahy
Ity misy resaka e!!
Faty-drà
Mba asio hevitra e!!
Betsabetsa fa matin-ketaheta hoaa!!
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Fafa (A.Famantanantsoa Rajaonarison)
Nous avons fait la connaissance de Fafa lors du premier concert organisé par l’Association Mamisoa en 2002 à Neuchâtel, avec le Groupe Mahaleo dont il fait partie.
Le Groupe Mahaleo a fait un triomphe à l’Olympia les 2 et 3 juins 07 avec un public debout qui chantait avec eux. Ce groupe qui déplace plus de 35'000 personnes lors de leurs concerts à Madagascar car dans leurs chansons, comme dans leur vie de tous les jours, ils restent au service de ceux qui n’ont que leur courage pour survivre pour qu’ils avancent "la tête haute" (nom de l’association de Dama un des chanteurs du groupe), et ne perdent pas espoir malgré les difficultés de la vie que les textes de ces poètes nous racontent avec une dose d’humour rafraîchissante.
On dit de Fafa qu’il est "La plus belle voix de Madagascar". Il a contribué à l’enregistrement d’autres artistes tels que Fanja Andriamanantena , la grande diva du jazz malgache, Kolibera, Charles Kely (bluesman) et bien d’autres.
La voix de Fafa est recherchée par tous les artistes qui veulent ajouter une note émouvante et chaleureuse à leur musique. Nini est apprécié pour son talent de guitariste qui allie imagination et virtuosité. Leur rencontre a donné un merveilleux CD enregistré en autoproduction par Fafa avec l’aide de quelques amis. "Foiko Manontolo". C’est un CD de cantiques et de chansons qui parlent de l’amour universel.
L’enfance de Fafa a été bercée par les cantiques que sa mère jouait sur un harmonium. Le bénéfice est destiné à son projet social dans son quartier d’Isotry à Antananarivo. Fafa a déjà construit des douches et des WC publiques et nous a confié son projet de construire une maison des jeunes avec des activités culturelles (cours de guitares et chants)
OMBIN-TSARETIN-DRALEVA
O o o ombin-tsaretin-dRaleva
O o o mandalo mamaky tanana izy e
Ombin-tsaretin-dRaleva iny o
Miakatra ny renivohitra
Mivarotra ireo kely vokatra
Hamelomana vady aman-janaka
O o o……
Kanefa tsy olona ambony izy e
Fa tena tambanivohitra
Tsy anisan’ireo matik’ambo izy e
Fa olona vonon-kiady
O o o….. |
La charrette à boeufs de RALEVA
O o o Tiens, voilà la charrete de Raleva
Qui traverse le village
C’est la charrete de Raleva
Qui va monter en ville
Pour vendre le peu qu’il produit
Pour faire vivre sa famille
O o o......
Il est si peu de chose, Raleva
Il est un vrai paysan
Il n’est aucunement prétentieux
Il veut juste se battre pour la vie
O o o.... |
Chanson Populaire interprétée par Fafa (projet avant mixage)
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Kolibera (Jean Colbert Ranaivoarison)
Son talent, ses 45 ans de scène et l’intérêt qu’il porte à la musique, quelle que soit la région d’origine de celle-ci, on fait de lui une véritable encyclopédie de la musique malgache. Vous ne pouvez citer aucune région de Madagascar dont il ne connaisse pas plusieurs chansons. Excellent guitariste il joue également de la Valiha, cet instrument typique de Madagascar composé d’un tube de bambou entouré de cordes. Une de ses célèbres chansons "Tsy mankaiza" est un traité de philosophie en 3 couplets, il nous parle des difficultés de la vie, de la simplicité qu’il faut garder et des pièges qu’il faut éviter. En plus de ses compositions et de celles de ses amis, Kolibera aime nous faire voyager au gré de chansons qui existaient déjà du temps des rois et des reines.
Il dirige la chorale "Kolibera" créée en 2006 avec l’Association Mamisoa dans l’école primaire d’Avaradoha et souhaite acheter des instruments (guitares, valiha) pour les enfants défavorisés de ce quartier car certains sont très motivés pour apprendre.
Il souhaite également faire de la formation en musique auprès des autres écoles.
Il a été honoré à Madagascar par les autorités pour ses 45 ans de scène et son dévouement au service de la culture.
Kolibera est le maître incontesté du Ba-Gasy qui est un style d’accompagnement à la guitare (dit en open tuning). La corde du mi grave (ou 6ème corde) est abaissée pour devenir un do, et la corde du la (ou cinquième corde) est abaissée pour devenir un sol. Cette accordage permet de libérer des doigts afin de jouer la mélodie ou une deuxième voix tout en acompagnant la chanson d’un accord.
Erick Manana a rendu hommage à Kolibera lors d’un grand concert à Madagascar en 2008 devant 7000 personnes. Comme d’autres musiciens avec lui, Erick a conscience du patrimoine que Kolibera doit transmettre et ses efforts au sein du comité ,sont non seulement destinés à soutenir des projets humanitaires, mais également à favoriser la transmission de ce savoir.
TSY MANKAIZA
Eny ! Lanja miakatra hatrany
Ny fiainan’olombelona
Ka tsy maintsy miezaka sady milofo
Amin’ny fitadiavana vola sy harena
Mba ho antoky ny hoavy
Kanefa ento am-pahendrena
Ho mendrika izany fandresena (2 fois)
Eny! Fadio ny avonavona
Sy ny hambohambo fa ratsy
Satria nomen’Andriamanitra anao ny harena
Eny! Fadio ny avonavona
sy ny hambohambo fa ratsy
Satria nomen’Andriamanitra anao ny harena
Hanaovana adidy amin’ity firenena
Ka mahaiza re mamindra
Ny fiainana tena tsara indrindra
Dia ny fahaizana mamindra
Eny ! Mifankatiava ry velona an-tany f'izany
No tena tsara sy fahendrena
Satria izay lasa tsy nahazaka harena
Fa nofonosina lambamena
Ka raha izany ary no jerena
Dia tsy mankaiza izay harena |
ALLER NULLE PART
Oui! La vie de l'homme
Est mesurée par son ascension
Il est contraint à fournir toujours plus d'efforts
A gagner de l'argent et de richesse
Pour assurer son avenir
Mais cela est à prendre avec sagesse
Pour ainsi mériter la victoire (2 fois)
Oui! Évitez toute austérité
Et les orgueils car c'est mauvais
En effet ta richesse t'est attribué par Dieu
Oui! Évitez toute austérité
Et les orgueils car c'est mauvais
En effet ta richesse t'est attribué par Dieu
Pour servir cette nation
Alors ajuste bien ta démarche
La vie la plus belle (réussie) est en marche
C'est qu'on sait bien ajuster sa démarche
Oui! Aimez-vous entre humains vivants sur terre
C'est la plus belle chose, c'est la sagesse
Car les morts sont partis sans leurs gages, et seuls
enveloppés dans leurs linceuls
Et quand on réfléchis bien à cette histoire
La richesse ira après tout nulle part |
Extrait du CD du groupe Feo-gasy créé par Erick Manana
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Raoul (Raosolosolofo Razafindrakoto)
Compositeur, Musicien, chanteur, ses chansons parlent de la nécessité de protéger la nature, de retrouver les vraies valeurs , ou du mal du pays ressenti par les Malgaches expatriés .
Membre du Groupe Mythique « Mahaleo » qui était à l’Olympia en juin 07
Médecin au port de Tamatave, Raoul a en plus de son travail créé un dispensaire et formé une infirmière. Ils sont nombreux à ne plus se faire soigner car les hôpitaux sont payants et le déplacement jusqu’à la ville la plus proche trop cher, d’où l’importance de cette petite structure située sur la côte Est de Madagascar, acompagnée d’une maison communautaire et d’un jardin d’enfants.
Raoul est le représentant du comité culturel de l’Association Mamisoa à Madagascar. Le soutien qu’il apporte depuis plus de 30 ans aux musiciens qui le sollicitent et ses connaissances du milieu artistique et des difficultés que rencontrent les artistes garantissent la pertinence des projets et la qualité artistique de ceux-ci.
Comme tous les artistes du groupe Mahaleo, il se bat depuis plus de 35 ans, au côté de ceux qui souffrent, avec volonté et courage, sans jamais perdre son sens de l’humour.
Par son engagement il a gagné le respect et l’admiration de beaucoup de Malgaches, et lorsqu’il demande dans ses chansons de respecter la nature, il touche plus de consciences que n’importe quelle affiche de protection de la nature, et lorsqu’il dit qu’il faut travailler la terre malgré le ventre vide et le sentiment d’avoir été abandonné, il insuffle plus de courage que n’importe quel discours politique, simplement parce qu’il est resté un homme parmi les autres. Erick Manana admire Raoul et souhaite que ce comité soit au service des projets de cet artiste qui lui a appris, en plus de la guitare, comment transcender le désespoir en énergie positive.
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Ny rivotra mandolo ve no mitondra tadio?
Ny rivotra mifafy ve no mitondra io orona io?
Ny tany ve no ratsy
Sa ny olona no efa lany vatsy?
Ny tany ve no drodoka
Sa ny olona no vizana sy drodroka?
Dio hoy aho manontany tena: aiza ihany no hiafarana?
Gagagaga sy mihenahena ireo olona ao an-tanàna
Voazara ho antokotonko’olona
Voazara ho vondrombondron’olona,
Nozarainy ho fokofokon’olona,
Amin’izay angamba tsy ho vaonon-ko olona.
Iza moa no tsy mahalala f’izay mitambatra dia vato?
Mampisalasala anefa ireo mpanao afera
Izay mihamaro tato ho ato:
Mitombo ny isan’izy ireo,
Mitombo‘ny volan’izy ireo,
Miroborobo ny aferan’izy ireo,
Tsy laitra ny setrasetran’izy ireo.
Ny rivotra mondalo ve no mitondra tadio?
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Est-ce le vent qui amène la tempête ?
Est-ce le vent qui apporte la pluie ?
Est-ce la terre qui est fatiguée
Ou ses habitants qui sont épuisés ?
Est-ce la terre qui est stérile ?
Ou les gens qui sont usés ?
Et je me demande où tout cela va nous mener
La popultation est résignée et désemparée
En groupuscules divisés
En petits dans partagés
En ethnies on nous a opposés
On va finir par perdre notre humanité
Qui ne sait pas que notre force c’est l’unité ?
Ces affairistes veulent nous faire douter
Ces derniers temps ils se sont multipliés
Leur nombre ne cesse d’augmenter
Leur argent ne fait que s’accumuler
Leurs affaires ne font que prospérer
Et leur arrogance est ilimitée,
Est-ce le vent qui amène la tempète?
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Nini (Jean-Colbert Ranaivonirina)
Jean Colbert RANAIVONIRINA, dit NINI, 26 ans, marche dignement sur les traces de son illustre père Kolibéra.
Virtuose de la guitare et de la voix, il joue aisément du « ba gasy »
Il a été initié au folk par les groupes Mahaleo, Feo Gasy, Kolibera et tous les fameux groupes malgaches existants.
Ce n’est pas sans raison qu’Erick Manana fait également appel à lui à chacun de ses concerts à Madagascar. Quand Nini ne joue pas dans le groupe « Kolibera » Que son père à monté, il est appelé à accompagner à la guitare des artistes tesl que Bekoto de Mahaleo (Quand ce dernier se présente en solo ou duo), Rija Ramanantonanina ou Tselonina. Il a d’ailleurs largement contribué au dernier CD de Teslonina.
Il a aussi participé au concert de promotion de Faly kely, un artiste en vogue à Madagascar. A l’occasion Nini était entouré des plus grands musiciens de lîle : le saxophoniste Seta, le percussioniste Panâ, le guitariste Toty, le flûtiste Patrice (Petit fils de Rakoto Frah) et des grandes voix des descendantes de Sahondrafinina et Ramilison Fenoarivo, des références en musique folklorique malgache
O RY FODY AN’ALA
O ry fody an’ala o
Aza mihinana ny varim-bahoaka ianareo
O ry fody an’ala o
Aleo re mankany an’ala
Tsy mba tahaka ny any an’ala ny aty
Ka hahatamana roy o
Tsy mba tahaka ny any an’ala ny aty
Ka hahatamana roy o
Ny aty mantsy ny varim-bahoaka
Misy miandry k’aleo mitsoaka
Mankany an’ala ihany
Aleo re mankany an’ala
Mozika
Tsy mba tahaka ny any an’ala ny aty….
O o ry fody an’ala o…..
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L’OISEAU DE LA FORÊT ET LE PEUPLE
Ò oiseaux de la forêt
Ne mangez pas le riz du peuple
Ò oiseaux de la forêt
Allez, retournez dans la forêt
(les Oiseaux) C’est vrai,
ce n’est pas comme chez nous,
(les Oiseaux) C’est vrai,
dans la forêt,
où il fait si bon vivre.
Ici le riz appartient au peuple
Il est bien gardé
Rentrons dans la forêt, ça vaut mieux.
(les Oiseaux) C’est vrai,
Ò oiseaux de la forêt
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Paroles & Musique extraite du théâtre malgache (suite...)
Chanté par Nini & Fafa
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Madazikart
http://batoto.free.fr/
Le théâtre malgache (Biographie)
Le théâtre malgache par Artistide Ratsimbazafy
"Entre 1920 et 1930, c'était le printemps du théâtre malgache qui jouait brillamment des œuvres humainement maigres mais dont le thème correspondait aux exigences de cette époque où la société malgache, prise en sandwich entre la phase montante de l'implantation coloniale d'une part, et d'autre part la sortie saine et sauve de la gueule lugubre de la baleine dévorante d'un christianisme falsifié, se contentait du bord du Rubicon.
Le thème le plus fréquemment exploité traitait des relations difficiles entre, d'une part un gendre pauvre et sans le sou, et d'autre part la belle famille riche à la demeure rutilante. Mais c'était loin d'égaliser le théâtre bourgeois français du 18eme siècle qui secouait les relations impossibles entre le jeune bourgeois qui avait le ressort, et la famille aristocrate qui avait toujours l'argent
Mais les chansons qui accompagnaient et illustraient les pièces qui se jouaient, plaidaient chaleureusement pour le renforcement de la solidarité, pour la non-exclusion des faibles. Ici, on peut dire que dans les œuvres dramatiques malgaches, c'est les chansons qui occupaient et occupent toujours la place essentielle de sa structure. Et c'était cela qui faisait la force du théâtre malgache et qui faisait trembler l'administration coloniale, devant ses relations avec son public.
Car le corps central des œuvres dramatiques, étant donné qu'elles se jouaient uniquement à Tananarive, n'avaient pas d'impact sur toute l'opinion publique de l'île. Tandis que les chansons qui étaient bien des fois contestataires, étaient relayées et diffusées par le phonographe avec lequel on se distrayait chez les populations des régions côtières. Et l'unité nationale en tirait un énorme avantage face au colonialisme oppresseur et diviseur.
Parmi les chansons théâtrales les plus contestataires, il y avait "O ! ry fody an'ala" dont voici quelques lignes vitupérant contre ces moineaux prédateurs de la riziculture :"
"O ! ry fody an'ala
Aza homana ny varim-bahoaka ianareo
Fa ireny anie ka nanasatra
Nandaniana harena sy vola
Fa ianareo kosa tsy namafy na nijinja
Fa mitady hamantam-bonona
Mivoky amin'izay tsy nanasatra
Miampanga ny saina tsy tsara ..."
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Comité pour la Culture Malgache Mamisoa
En novembre 2006, lors de son assemblée générale, les membres de l’Association Mamisoa solidarité Madagascar, votent la création d’un comité culturel en complément des projets humanitaires.
En 2007, quelques célèbres artistes de Madagascar, Erick Manana, Raoul, Fafa, Kolibera et Nini se joignent à ce projet et créent au sein de l’Association Mamisoa, le "Comité pour la Culture Malgache". Ces artistes garantissent la pertinence et la qualité artistique des objectifs culturels.
Les artistes sont des acteurs important du développement, non seulement par leur rôle d’ambassadeur de la culture malgache mais également par les actions humanitaires et culturelles qu’ils créent et soutiennent à Madagascar.
De gauche à droite :
Eric Rajaonarison (Fils de FAFA,), Jean Ferry Fuligno Rakotondraibe (responsable du comité culturel), Nini (fils de Kolibera),
Lydia Ratsimbazafy (responsable de la logistique à Madagascar), Jocelyne Fuligno (Présidente Ass.Mamisoa), Fafa & Kolibera.
LES ARTISTES QUI COMPOSENT LE COMITE CULTUREL :
- ERICK MANANA (Erick Rafilipomanana) :Chanteur, Guitariste Compositeur , fondateur du célèbre groupe « Feo-Gasy » et du « Erick Manana Roots Band ». Membre du groupe « Lolo sy ny Tariny » et également guitariste de Graeme Allwright.
- RAOUL (Raosolosolofo Razafindranoa) : Chanteur, Guitariste, compositeur, membre du groupe « Mahaleo ». Médecin au port de Tamatave, il a créé un dispensaire ainsi que des structures communautaires dans un petit village de la côte Est de Madagascar.
- FAFA (A.Famantanantsoa Rajaonarison) :Chanteur, membre du groupe « Mahaleo » « Fafa & Kolibera » et « Feo Gasy. » Il œuvre pour son quartier d’Isotry à Antananarivo (création de sanitaires publiques et projet de création d’une maison des jeunes avec activités culturelles)
- KOLIBERA (Jean-Colbert Ranaivoarison ) :45 ans de scène en 2007, Compositeur, musicien (guitare, valiha, piano) et chanteur. Spécialiste du tempo « Bâ-Gasy », et véritable encyclopédie de la musique malgache.(Groupe « Kolibera » , « Feo-Gasy », « Sakelidalanao »)
- NINI (Jean-Colbert Ranaivonirina) : Un des 5 meilleurs guitaristes de Madagascar, fils de Kolibera. Virtuose de la guitare et de la voix, les artistes font appel à lui lorsqu’ils doivent enregistrer un CD, le CCM produit actuellement son premier CD personnel.
Fafa et Erick Manana
LEURS OBJECTIFS :
* Promouvoir la culture malgache en Suisse, à Madagascar et dans le monde.
* Favoriser les échanges culturels entre artistes et entre cultures.
* Permettre aux artistes de soutenir leurs propres projets culturels et humanitaires
* Soutenir les associations humanitaires suisses œuvrant à Madagascar en les invitant lors des concerts et manifestations organisées par le comité.
* Offrir un service logistique aux organisateurs de concerts de musique malgache et aux musiciens.
LES ACTIVITES DU COMITE CULTUREL :
* En Suisse : Concerts, Production de CD, dossier pédagogique pour écoles, soutien logistique pour les artistes en tournées. Echanges culturels avec des artistes suisses et européens. Promotion des artistes, recherche de contrats. Promotion du canton de Neuchâtel et de Madagascar.
* A Madagascar : Acquisition d’instruments de musiques, activités culturelles scolaires pour permettre aux enfants d’avoir accès à leur propre cultures (chorales, dossiers pédagogiques, visites d’artistes). Développement du tourisme culturel (org.de voyages avec concerts)..
PARRAIN DE NOTRE COMITE :
Graeme Allwright a contribué à faire connaître en Europe la richesse culturelle de Madagascar en organisant une tournée en France avec le groupe "Lolo Sy Ny Tariny" qu’il a découvert à Madagascar.. Aujourd’hui reconnu et apprécié, ce groupe s’est produit dernièrement à "La Cigale" à Paris. Graeme a également financé les premiers CD de groupes malgaches inconnus qui depuis remplissent de grandes salles partout en Europe et même aux Etats-Unis.
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