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Photo Vincent Ramoul
Dominique Babilotte, l'engagement, la poésie en plus
Dominique Babilotte, auteur-compositeur-interprète, ose aborder des thèmes peu chantés comme l’intégrisme religieux "Amid" ou bien alors la misère et l’entraide des compagnons d’Emmaüs "Fragments", puis persiste et signe en chantant "Saint Bernard", église dans laquelle des sans-papiers avaient trouvé refuge pour éviter l’expulsion et alerter l’opinion publique, et dans "L’ombre chinoise" plane l’ombre de la place Tian’ an men.
Mais Dominique sait aussi nous emmener dans un monde de rêves simples "J’veux"
Il nous fait voyager de Tizi Ouzou à Rio, de Pékin à Bamako, de Kinshasa à Belfast, de France à Nouméa, mais toujours pour dire les injustices, montrer du doigt l’irrespect envers les hommes, avec en fond l’espoir et la fraternité auxquels il aspire, mais l’utopie d’aujourd’hui n’est-elle pas la réalité de demain, "Le néré". D’ailleurs ses textes sont des éclats de miroir d’événements qui se sont déroulés dans le monde, là sous nos yeux. Il m'a déclaré "Sur les chemins de l'engagement on rencontre parfois des frères de conviction et de combat. "
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Photo Vincent Ramoul
On comprend que Dominique n’est pas un chanteur consensuel, mais bien un auteur qui fait montre de son engagement avec lucidité et un talent artistique évident.
Dominique revisite également les interprétations de Serge Reggiani avec une interprétation bien personnelle.
Côté zique, Dominique navigue entre différents styles qui collent efficacement aux textes, servi par Philippe Turbin au piano, Victor Moscaliuc au violon et Xavier Lugué à la contrebasse. Son interprétation est convaincante, la voix assurée comme l’est sa conviction dans ses textes.
Dominique je te souhaite une longue route et la reconnaissance que tu mérites.
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Photo Vincent Ramoul
Le parcours
C'est en 1972 en arrivant en Bretagne à 17 ans qu'il découvre lors d'une soirée sous chapiteau des chanteurs bretons, notamment Gilles Servat... le lendemain il achetait sa première guitare.
Une première scène à 19 ans. En remportant un concours de chansons en 1981 - la belle année ! Il gagne l'enregistrement d'un 45 tours chez Unidisc.
Il travaille dans une banque à l'époque et s'y ennuie souverainement. Il fait quelques spectacles en Bretagne avec des amis Yvon Etienne ou encore Claude Besson. En 1986 Il autoproduit son premier album "La putain et le chanteur" .
Petit succès d'estime et "Découverte" du Printemps de Bourges l'année suivante. Puis un grand silence jusqu'en 1998 où Il retrouve la scène chanteur du groupe "Patchworld". 2002 sortie de l'album "Patchworld" autoproduit lui aussi.
Photo Pierre Yves Jouyaux
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
En 2007, il commence à chanter le répertoire de Serge REGGIANI. En 2010, il crée le spectacle "Pianoviolissimo" pour mettre en valeur - aussi - les deux musiciens qui l'accompagnent alors Philippe Turbin au piano et Victor Moscaliuc au violon.
Et voilà ! Tout ça ça ne fait pas énormément de concerts et quasi exclusivement en Bretagne. Des scènes partagées avec Gilles Servat, G. Allwright, Castelhemis, Karim kacel, Anne Vanderlove, Louis Capart, François Budet, Adèle, Casse Pipe...
Discographie
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"Patchworld", 2002 |
| "Babilotte en public", 2011 |
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Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Photo Vincent Ramoul
Bibliographie
Collaboration à un recueil de nouvelles "POLYPHONIE" paru aux éditions Parhélie en 1987
Initiatives & Créations
Il a monté en 2005 une coopérative d'activités et d'emploi dans les Côtes d'Armor dont l'objectif est d'accompagner des demandeurs d'emploi qui ne trouvent pas de boulot et veulent créer leur propre emploi
Photo Pierre Yves Jouyaux
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Dominique parle de la chanson
"Une chanson c'est d'abord une émotion, véhiculée par la mélodie ou par le texte. Une grande chanson vit certainement des deux.
Ce qui est parfois magique est qu'une chanson triste peut rendre des gens heureux ! ( Bon, je connais aussi des chansons qui se veulent gaies et qui me rendent malheureux... pour leurs auteurs !)
Je suis fascinée par exemple par l'écriture de Leprest d'une poésie bouleversante. je crois que la chanson ça doit être simple, immédiatement et universellement compréhensible. "Le snobisme littéraire", comme disait Ferré, m'emmerde.
En même temps, la diversité est une vraie richesse pour la chanson."
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