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Jean-Pierre Huser, en quête de l'ultime idéal
Jean-Pierre Huser dites-vous ? Et bien je vous répondrais que je ne connaissais pas ce chanteur avant que Brian Thompson (qui est américain) ne me parle de lui, alors je me questionne sur le silence des médias français sur ce chanteur étonnant. Bien sûr Jean Pierre cogne parfois fort lorsqu'il condamne certains évênements de notre société, comme sa prise de position contre la peine de mort "Horreur judiciaire", la connerie des hommes "Les larmes de l'an 2000", "Les ouvriers de la montagne", mais n'est-ce pas le droit de tout un chacun de gueuler contre les injustices ?
Mais Jean-Pierre c'est aussi la tendresse "Les montgolfières", "La Maison" (souvenir de sa jeunesse), la passion pour la culture indienne "Planète grand nord" et pour sa terre natale "Le pays d'en haut", "la montée à l'alpage". Il a également un grand respect pour la nature "La rivière", chanson souvent reprise dans les écoles suisses.
L'artiste possède une multitude de chansons dans lesquelles règnent la poésie, l'amour de l'humain, la colère contre la bêtise. Le mieux est d'acheter ses albums pour mieux s'imprégner de son oeuvre, de ses voyages sur les continents et de ceux qu'il fait dans sa tête.
Jean-Pierre a une texture de voix à nulle autre pareille qui le font aisément reconnaître, des textes teintés de poésie, parfois d'humour, et il aborde des thèmes variés. Il est auteur-compositeur-interprète, et les musiques enveloppent pleinement les textes, oscillant entre le folk, le blues, le rock.
Merci Jean-Pierre pour tous ces joyaux qui nous changent de la médiocrité que nous serinent les médias. Tu as déclaré à ce sujet :
"Ma lutte continue car ce monde, ce système dirais-je, m'ont habitué à me battre pendant que d'autres s'en-clichaient de toute évidence pour gagner souvent beaucoup d'argent et là ces mêmes gens ont toujours été plus sympathiques pour eux, dans cette version des choses et du monde du m'as-tu vu, tout ceci bien sûr faisant partie aussi du spectacle".
Belle et longue vie à toi frangin, et puis une semaine passée chez toi, ton humanité et ton ouverture aux autres, ta sensibilité aux êtres humains m'ont profondément touché, bien que tu sois étonné de ma démarche bénévole. Nous sommes partis de chez toi avec mon fiston la tête pleine de souvenirs heureux. Je t'embrasse frangin ainsi que Mica, ton épouse d'une grande générosité.
Jean-Pierre Huser par Brian Thompson
Je “travaille” sur la chanson—les guillemets s’imposent—depuis plus de 40 ans, ai écrit un livre sur la pédagogie par la chanson (La Clef des chants: La Chanson dans la classe de français), fondé le Centre National de la Chanson à l’Université du Massachusetts Boston, organisé pendant six ans un festival de la chanson de l’espace francophone, “L’Air du temps” avec du beau monde dont les Marie-Paule Belle, Maxime LeForestier, Véronique Pestel, Sylvain LeLièvre, Romain Didier, Daniel Lavoie, Xavier Lacouture, Pierre Barouh, Gabriel Yacoub et des dizaines d’autres. J’ai créé 10 heures d’émission de télévision par câble sur la chanson. Depuis quelque 17 ans je suis co-producteur et co-animateur de “French Toast”, deux heures de chanson de l’espace francophone à la radio du M.I.T. (dispo à tout moment sur wmbr.org, en direct le lundi de midi à 14h en France). J’ai également un webcast, “L’Air du temps”, 24h/24h sur wumb.org.
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Tout ceci pour dire que parmi tous les artistes que j’ai pu écouter, rencontrer, présenter sur scène, à la télévision ou à la radio, Jean-Pierre Huser compte parmi mes auteurs-compositeurs-interprètes favoris. Je l’ai découvert en 1980 ou 1981 quand RCA à Paris m’a donné son ‘concept album’ enregistré à Nashville, Les Ouvriers de la montagne, qui est encore aujourd’hui un de mes albums préférés. Très impressionné, j’ai téléphoné aussitôt à son contact parisien. Peu après, Jean-Pierre m’a téléphoné depuis la Suisse et notre contact immédiat m’a incité à le faire venir aux Etats-Unis par deux fois dans les années 80. Il est revenu en mars 2009 pour la quinzaine de la francophonie où il a fait trois concerts et une exposition de peinture: c’est à mon humble avis un très grand peintre aussi bien qu’un auteur-compositeur tout à fait exceptionnel, hors des sentiers battus.
Chacune de ses chansons, très variées entre elles, est un bijou que l’on peut réécouter souvent sans s’en lasser. Ce ne sont jamais des ‘chansons kleenex’ à jeter après usage. L’homme est aussi à la hauteur de ce qu’il chante comme on peut le voir par son engagement pour sauver Debra Milke du couloir de la mort où elle croupit depuis une vingtaine d’années. Je ne peux que vous engager à découvrir un artiste hors du commun, vous ne le regretterez pas.
Brian Thompson
Pour Debra Milke
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Parcours
"J’ai travaillé pendant toute mon enfance. J’ai d’abord fait de la peinture en bâtiment, c’était le métier de mon père, et j’allais faire le bûcheron en même temps parce que j’avais un grand-père qui travaillait dans la forêt. Je suis allé en Angleterre et j’ai fait là tous les métiers qu’un artiste peut faire, j’ai été videur, balayeur, gardien pour un bijoutier. J’ai été impliqué dans des histoires bizarres desquelles je me suis toujours sorti parce que je suis quelqu’un d’honnête.
J’ose prétendre être honnête parce que je recherche l’honnêteté, je ne dis pas que je le suis tout le temps, mais je recherche ce niveau d’expérience. J’ai ensuite été modèle dans une école des beaux-arts où je suivais des cours en même temps. J’ai appris à moins travailler et j’ai pu faire moniteur de ski après avoir obtenu ma patente. J’ai enseigné le dessin et j’ai fait des tas d’autres métiers.
A l’école, l'instituteur me disait "Il n’y a pas que la chanson, le ski et la gym qui comptent dans la vie !", car je ne travaillais que cela. Je chantais "Petit chevrier", les chansons de l’Abbé Bovet… J’ai toujours aimé l’expression du chant. En faisant de la peinture en bâtiment, je chantais, mais c’est après mon expérience londonienne où j’ai réellement gagné ma vie avec la chanson, en chantant du Brassens, du Gainsbourg, que c’est devenu important.
En arrivant à Paris, j’ai connu Gainsbourg qui m’a fait rentrer chez Philips lors d’un concours de chansons, "Les relais de la chanson française".
Interview de Jean Pierre Huser sur Radio Présence
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
J’avais un atelier pour la peinture du côté de la place d’ltalie, la maison de disque était juste à côté et j’étais de temps en temps à l’atelier, de temps en temps à la maison de disques, mais je ne savais pas être le chanteur en habit de chanteur. Les gens ne me prenaient pas au sérieux, car j’avais le costume du peintre. Il y a toute une espèce de «look» qu’il faut avoir. Je comprends cela mais ce n’est pas ce qui me convient le mieux.
Il y avait des chanteurs que j’aimais beaucoup et je me suis dit "Ils écrivent des chansons, pourquoi pas moi ? Alors, j’ai essayé. J’ai rempli des cahiers entiers, j’écrivais des textes un petit peu comme ça, comme des couleurs. J’avais plutôt des complexes vis-à-vis des littéraires et des gens très cultivés, car j’avais une autre façon d’exprimer les images. Je pense que je me suis toujours exprimé d’une manière libre. Un jour on m’a dit "Vous vous droguez pour chanter ?"… Ce sont les images et surtout les images dans leur dynamique, placées dans un espace donné, qui m’ont fait vibrer d’abord. Un peu comme ton cerveau et tes nerfs qui vibrent devant les choses avant de leur mettre un nom dessus.
"Les larmes de l'An 2000"
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Imagine-toi quelqu’un qui n’a jamais vu de vaches et qui en voit une pour la première fois de sa vie, il dit "C’est une vache". Puis il en voit une deuxième et il dit "Ah, mais c’est bizarre ce qu’elle peut ressembler à celle que je viens de voir". Le rock c’est ça : c’est un son populaire et dans ce troupeau de choses, il y a quelques bergers qui ont des choses à dire, des gens comme Dylan, par exemple.
A l’époque, il n’y avait pas de gens qui essayaient de faire du rock ici. Le rock est une musique physique, ça correspondait à ce que j’attendais dans la peinture. Surtout dans le clair-obscur où l’âme vient se confondre avec l’objet dont le sens et l’anecdote disparaissent pour ne laisser qu’une forme lumineuse dans l’espace. Tout comme l’écorchure de la voix dans les mots et la musique.
Cette voix qui doit se confondre dans l’improvisation du thème et donner toutes les libertés possibles. Et ceci dans la projection de la musique et du chant. "L’art de faire et de défaire" devient le catalyseur même de l’œuvre chantée. Dylan a été l’un des premiers à faire ça. Je me suis certainement inspiré de lui, mais d’une manière inconsciente. Je trouve d’ailleurs stupide cette comparaison qui se faisait à l’époque. Cela vient de gens qui ne connaissent pas vraiment ce type de musique. C’est comme un gars qui fait une samba et un autre qui fait une autre samba et quelqu’un dit : "Mais ça se ressemble, qu’est-ce que ça veut dire ?" La vie est faite d’emprunts, on peut s’inspirer des gens, mais on ne peut pas les copier. II faut réinvestir son inspiration."
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Discographie
"Lolita", 1965
"Salamalecs", 1966
"Le transeurope", 1967
"Le skieur", 1970
"Hautevile", 1970
"Le joueur de flute, 1970 (Jacques Serizier)
"Isabelle", 1971
"Totale issue", 1971
"Jean-Pierre Huser", 1972
"Ping-pong", 1972
"A main Montparnasse", 1973
"L'accident", 1974
"Mexico mon vieux", 1976
"Chuisse", 1977
"Les larmes de l'an 2000", 1978
"Paroles et musique", 1979
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"Amigos Poncho", 1980
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"Les oubliés des oubliettes",1980
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"Les ouvriers de la montagne", 1980
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"Les ouvriers de la montagne", 1981 |
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"Le village", 1981
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"La tunnel", 1981
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"Dieu est mort, personne n'y croit", 1982
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"La vis", 1982
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"Jean-Pierre Huser, 1984
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"Suzie", 1984
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"Chinatown", 1984
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"Enfant d'ici, enfants d'ailleurs", 1986 |
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"Best soft", 1987
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"Enfant d'ici, enfants d'ailleurs", 1988 |
"Hello Mister Tinguel", 1911
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"Barrio Chinno", 1992
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"Ouvre tes mains", 1997
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"Manawan", 2000
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"D'un millénaire à l'autre", 2007 |
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Cette chanson a vu le jour une nuit de mai 68 dans une chambre de bonne au «Boul' Miche».
Le chanteur du groupe «MAI-BULEUSE BLUES» y logeait avec sa gratte et un matelas au sol.
L'eau sur le palier, les WC à la turque - poétiques à souhait - au fond d'un couloir sombre et barbare. Tout cela au sixième, où aboutissait un escalier tournant glauque et noir qu'il montait en se bouchant le nez et les yeux. Et ce après le fatal passage devant la loge d'une concierge aux yeux gris.
De sa piaule, le chanteur poussa un soir la vitre du vasistas en écartant une toile d'araignée. Il se jucha sur une chaise de paille rouge pour se faufiler comme un lézard sur la tôle coupante, afin de quitter son nid plus vite que son ombre. Il venait de faire trois jours de garde à vue. Il passa par-dessus les cheminées, frôla en somnambule les couloirs profonds et les toitures fantômes, essuyant ses larmes avec de gros éclats de rire.
En bas, les bombes lacrymogènes sautaient, les arbres s'arrachaient du ventre de Paris et les pavés volaient. Un mouchoir sur le nez, il sauta alors sur tous les toits du Quartier Latin en criant encore plus fort que dans les rues. Pour une fois, il participait aux manifs d'en-haut!
Entre le vasistas d'où il était sorti et les toits de la rue Champollion, c'était le grand vide. Mais en tant qu'artiste il avait appris à voler. Arrivé sur le toit de la Sorbonne, il n'eut plus qu'à se laisser glisser dans la cour pour rejoindre les autres musiciens du groupe.
En 2007, il rencontra l'un des gars du groupe «MAI-BULEUSE BLUES» qui lui mit son texte sous les yeux. Il ne s'en souvenait plus! Ce texte qui avait vu le jour une nuit en mai 68 dans sa chambre de bonne au «Boul' Miche».
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Initiatives & Créations
Beaux-Arts de Lausanne, premier prix de la Biennale des anciens élèves des Beaux Arts de cette ville. Beaux-Arts de Paris, Polytechnic School de Londres.
Jean-Pierre Huser était déjà peintre dans son tout jeune âge. Grand admirateur de Rembrandt, Breughel, Turner, Corot et Caravage, il démontre tout de suite une passion artistique très particulière. Déjà enfant il expose avant d'entreprendre des études d'arts tout en gagnant sa vie dans les sports de montagne.
Cet artiste se lance aujourd’hui dans différentes formes d'expression et organise également des créativités en peinture et musique pour les cadres de grandes entreprises internationales. Ses œuvres picturales constellées de couleurs et de taches représentent pour l'artiste un moyen d’exprimer une réalité à la fois poétique et engagée. Il passe du geste de la tâche ainsi qu’à l'écriture pour arriver enfin à se frayer un vertige créatif.
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Grand portraitiste, amoureux de la figure humaine, il s’engage quelques fois au préalable dans le dessin très structuré pour ensuite le fondre dans les traces du hasard que sait donner la peinture a force de maîtrise.
Après avoir subi à Paris et New York l’empreinte, le pop’art, Cobra, l’abstraction, le constructivisme, le futurisme, le tachisme, le minimalisme et tous les - ismes du milieu et de la fin du 20ème siècle, aujourd’hui Jean Pierre Huser se régale à nouveau de retrouver encore une fois la peinture. Une peinture qui évite toutes les tristesses codées poussiéreuses du classicisme bourgeois - qu’il soit figuratif ou abstrait - qu’il devienne demain «décor ou pub»
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Pour Jean Pierre Huser, l'avant-garde existera toujours. Il en a d’ailleurs fait partie dans les années 60/70 avec sa série «the tubes» mais il a bifurqué plus tard sur des formes et un contenu plus poétiques et organique, quelquefois même néo-classique. Après une jeunesse contestataire, où il partageait son âme de peintre avec l’avènement du folk, du blues, de Kerouac, des frères Mekas, de Bob Dylan et tous les autres, Gainsbourg et Nougaro à Paris il était littéralement bouleversé en profondeur par le mouvement de l’époque. Déjà avec les films de Godard. En mai 68, il habitait le Boul-Miche. Il fréquentait les Beaux Arts de Paris, il aimait aussi naviguer dans les deux cinémathèques rive gauche et rive droite de la capitale comme il le faisait déjà à Londres où il écoutait le free jazz tous les soirs au New Roni Scott. Là il dessinait et écrivait des nuits entières jusqu’au matin les yeux dans la brume. Tout cela pour se perdre dans l’ivresse et les grandeurs du monde et des métropoles.
Photo Mica Huser
Il fût profondément marqué par une grande exposition de Tàpies en Suisse et les nouveaux peintres catalans. Alors qu’il admirait déjà la peinture américaine qui faisait éclater le cadre de la peinture occidentale. Les nouveaux réalistes, comme Jean Tinguely ne le calmait plus. Devenu un ami de ce grand artiste il lui écrivit un opéra- rock «Hello Mister Tinguely».
Parallèlement très proche de l’histoire sur l’art flamand, et les constructions rigoristes et poétiques de cette peinture ainsi que l’invention du mouvement cinématographique de Breughel, il est parti de Londres un jour pour la cathédrale de Gent afin d’étudier l’Agneau Mystique.
Une intéressante interview de Jean Pierre :
http://www.laliberte.ch/magazine/j-ai-pay-tr-s-ch-rement-ma-libert
Jean Pierre parle de la chanson
"Il y a la chanson qui se fait à la cuisine, il y a la chanson qui se fait au living, il y a la chanson qui reste au corridor, il y a la chanson qui s'écrit aux chiottes. Un grand tube fut écrit comme ça par un groupe anglais et peut-être en ai-je écrit un qui est resté sur le trône merde !????
Il y a la chanson qui se soûle à la cave, il y a la chanson qui se rêve au grenier, d'après Bachelard, mais et il y a beaucoup de chanson qui finissent à la chambre à coucher!
Celle qui vous endort, celle qui vous réveille, même celle qui reste au lit, celle qui fait et qui défait l'amour.
Il y a des chansons de merde dans de très riches salons, des chansons milliardaires, il y a de grandes chansons en prison, celles qui ne voient jamais le jour, des chansons racistes horribles, des chansons pauvres qui meurent de faim, des chansons qui pleurent, qui rient, il y a des chansons angéliques, celles qui font la révolution, des chansons humaines, des guerrières de l'extrême qui vous fusillent l'âme, puis des chansons tendresses, des naïves, des intelligentes et de nouveau des prétentieuses, des chansons jugées puis exécutées, des carriéristes, des ambitieuses, des extrémistes du pouvoir, des prétentieuses et beaucoup de chansons modestes dans les rues.
Il y a pour l'instant quelque part en douce France des Chansons Rebelles.
Et ces chansons m'autorise à vous dire qu'il y a des chansons éternelles si tant est que l'éternité c'est pas trop long, trop long pour elle?
Pour eux, pour nous, pour vous les chanteurs, les chanteurs, les chanteurs, ce soir je me rebelle avec vous. Ce soir je me rebelle avec toi, mon cher Gérard et je me sens bien merci."
Jean Pierre Huser
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