Yannick Le Nagard, entre férocité et tendresse
C'est à l'occasion de la préparation du premier festival "Chanson
Rebelle" qu'un frangin chanteur m'a fait découvrir Yannick. Ce qui m'a
d'abord frappé chez lui, c'est son humour noir décapant avec
suffisamment de tact pour ne pas devenir vulgaire ou revanchard. Une
espèce de chansonnier qui manie habilement les mots pour nous parler
des travers de nos frères humains. Les textes de Yannick sont
admirablement ciselés et je constate avec amertume que cela est rare
dans le monde de la chanson où trop souvent les auteurs ont des
problèmes avec la syntaxe et le vocabulaire.
Les musiques très jazzy et swing nous entraînent dans une écoute un
peu joyeuse des textes et parfois Yannick pratique l'autodérision
"Psychose narcissique" ou bien il fait l'éloge de la farniente "J'ai
rien fait aujourd'hui". Yannick manie également l'humour décalé sur des
sujets aussi originaux qu'inattendus "Comment les hérissons font-ils
l'amour". Dans les chansons à l'humour un peu plus noir comme "La
comptine intercontinentale", Yannick laisse aller son esprit rebelle.
Yannick écrit également pour d'autres chanteurs dont Nicolas Reggiani.
"Moi, je préfère l'oignon"
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Il a pas froid au yeux Yannick, saltimbanque désinvolte il croque
ses semblables comme il se rit de lui-même en toute liberté, avec
tendresse, humour et réalisme, insolence et justesse. Il ne choisit
certes pas la facilité, mais Yannick a envie de bien dire au-delà du
consensuel, n'en déplaise aux médias à l'encéphalogramme plat. Yannick
lui en remet une couche en égratignant au passage quelques institutions
comme dans "Moi, je préfère l'oignon" et puis il affirme sa différence
dans "Les torchons", revendiquant le droit de s'exprimer en dehors du
des clichés conventionnels.
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Photo Ghislain Debailleul
Le parcours
Yannick est un nouvel arrivant dans le mode de la chanson, pensez donc
qu'il n'a débuté qu'en 1994. Mais il faut croire qu'il sait convaincre
car il est passé en première partie de grands frères de la chanson
française comme Bernard Joyet, Alain Leprest, Les Belles Lurettes,
Sarclo Juliette, Romain Didier et même Guy Béart lui a même proposé de
chanter dans son spectacle à Bobino en 1999. Yannick a une belle carte
de visite.
Il participe ensuite à des festivals : "Festival Notes en bulle"
(1997), "Avignon Off" (1998), "Les soirs d'été" au Mans et "Les
Musicales de Bastia" (199), le "Festival de Marne" (2000), "Chorus 92"
et "Chantons Français" à Bruxelles (2001), "Ah ! un festival" et
"Chanson de Parole" à (2002).
Yannick tourne en France dans les théâtres, les cafés-concerts ("Le
Bijou" à Toulouse, "Le Théâtre de Poche" à saint Étienne, "Le Biplan" à
Lille) et dans son lieu de prédilection : "Le Limonaire" à Paris.
"J'ai rien fait aujourd'hui"
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Discographie
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- 1997 : "C'est
bien cruel .... mais c'est la vie"
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- 1998 : "Chansons pour les gens"
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- 2001 : "Encore un chef d'oeuvre" (CD autoproduit)
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