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Alireza Assar, chanteur iranien révolté
Une fois n'est pas coutume, un chanteur iranien apparaît sur le site
car il m'a été conseillé par Shermila une jeune iranienne de Téhéran
qui pense que Assar avait sa place au milieu des chanteurs rebelles.
La réalisation de cette page a été donc longue et laborieuse car
Assar ne parle que le persan. Le clip montre la misère du peuple par
les images, en opposition à l'opulence des gens du pouvoir (la version
présentée actuellement est en persan).
La traduction du titre peut se lire "Ceux qui dorment dans la rue" ou bien "Clochards"
Le clip vidéo se charge environ en 1 minute
"Ceux qui dorment dans la rue (Les clochards)"
Introduction : "Le pouvoir peut exister avec le blaphème, mais jamais avec l'injustice"
Les fondements de ma croyance vacillent
Les pages de mon cahier sont bien ternes
Avant j'étais un innocent
Je croyais tout ce qu'on me disait
Les vieux crachent le venin
Les amoureux ne sont plus authentiques
C'est encore la discussion de Aghil et Morteza
Alors où est le fer rouge du Maître ?
Non seulement il n'y a plus de fer rouge
Mais en plus la bougie du trésor de l'état est encore allumée
Oh les enfants colporteurs ! Dans les nuits froides
Chauffez-vous les mains avec la bouche
Bonne nouvelle pour vous, les clochards !
Vous mangerez les restes des assiettes
Quand les prières se terminent
Il y a encore beaucoup de Ebne Molgem
C'est dommage, vous êtes dans vos coquilles
C'est dommage, vous prenez du pain au prix du jour
Ton pain quotidien étouffera un jour
La gorge des voleurs de biens
J'ai tout dit à la porte
Mais il faut que les murs aussi m'entendent
Je me suis dit tu n'es pas amoureux
Tu ne te rends pas compte du mystère du coquelicot
Se noyer dans la mer, ce ne fait pas mon affaire
Etre le chiite du maître, ce ne fait pas mon affaire
Traduction de Shermila (Téhéran), mise en forme par Gérard Gorsse
Un peu de vie de ce poète
Alireza Assar est né en 1969 à Shahr-e Ray, au sud de Téhéran. Il commence à jouer du piano à l'âge de 6 ans.
Pour son 14ème anniversaire, son père lui offre un livre du poète
iranien Molana et cela a changé son regard sur le monde et sa manière
de penser.
Leader de musiciens depuis l'enfance, il n'aurait jamais pensé être
chanteur, il jouait et enseignait le piano. Vient ensuite la rencontre
avec le compositeur Foad Hejazi qui oriente sa vie d'artiste. Foad
l'encourage à chanter, sans quoi Assar serait resté un pianiste ou
devenu avocat.
Il sort un premier album en 1999 à l'âge de trente ans, chantant des
chansons mystiques, des poèmes de Molana et de jeunes poètes iraniens.
Défenseur d'une chanson dont l'intelligence se trouve derrière les
paroles, cela fait la différence pour exprimer ce que l'on ressent.
Assar n'est jamais sorti de l'Iran, se moque de l'argent et fait siens les défauts et les peines de son pays.
"J'ai peur"
"J'ai peur "
Sous l’averse des délires de la fièvre d'automne, j'ai peur
De ces mythes débordant de vide, j'ai peur
Dans la nuit j'ai vu les statues de l'histoire
Dans le matin du somnambule de la montagne effrayante, j'ai peur
On m'a tellement parlé des gardiens de nuit
Que de ma propre ombre devant ces voisins, j'ai peur
La vérité est un mot amer dans le dictionnaire des impurs
De l'image de ces vérités pendues, j'ai peur
Ils n'ont pas peur de nous, ces pillards
Ils ont venu piller, ces lâches, lève-toi, j'ai peur
Traduction de Shermila (Téhéran), mise en forme par Gérard Gorsse
"Piège de mort"
"Piège de Mort"
Refrain :
Jusqu'à quand tu t'enfuis de la mort ?
En te distrayant et en négligeant
Non, elle t'emmène en traînant
" Nous sommes vers lui (dieu) retournant "
Jusqu'à quand tu mets tes biens sous les verrous ?
Jusqu'à quand tu mets des pièges pour les autres ?
Le piège de la mort t'a vaincu
Ceci est " mon " jardin, cela est " ma " maison
Ceci est " mon " machin, cela est " mon " truc
Toi dont chaque " moi " pesait une tonne
Maintenant tu es moins qu'un rien
Où sont tes nuits voluptueuses ?
Où sont tes lèvres chanteuses ?
Tes enfants et ta famille
Ils t'ont mis finalement dehors
Refrain :
Enlève tes habits
Soumet-toi au suaire
Sors de la prairie
Réside dans la terre
Aujourd'hui tu es choqué
Tu regrettes le passé
La croyance irréfléchie
La foi molle et instable
Traduction de Shermila (Téhéran), mise en forme par Gérard Gorsse
Discographie
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1999, "Loving Migration", CD |
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2000, "Hal-e Man-e Bi To", CD
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2003, "Molay-e Esgh", CD |
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* 2003, "Ey Asheghan", CD
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