Mais la graine a germé et c'est un auteur-compositeur aux magnifiques
textes poétiques, un révolté qui ne mâche pas ses mots, sans
compromission, qui parle avec son cœur de la liberté, brandissant
l'étendard libertaire avec force et une conviction non feinte, le verbe
cru avec tendresse et gouaille. Alain Aurenche se fiche des modes, il a
envie de chanter ses révoltes et ses passions et il le fait en dehors
des modes et du temps. Il déclare d'ailleurs au sujet de ses études
chez les frères maristes : "Là, j'ai compris que c'est à chacun de se
faire sa culture, pour se donner des armes contre ce qu'on lui impose,
contre l'ordre établi". Au sujet de la chanson engagée, Alain nous dit
: "L'économie libérale limite la créativité et l'imagination. On fait
désormais appel à l'instinct, jamais à l'intellect. Il suffit de voir
la publicité, on incite à la régression, à l'infantilisation. Le rôle
de l'artiste est de révéler les concepts refoulés chez le spectateur".
"Les copains d'comptoir" Alain Aurenche / Jean-Luc Debattice
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Alain ne m'a pas laissé indifférent, j'ai eu en l'écoutant, car son
écriture est belle, la nostalgie du temps où les textes des chansons
étaient encore le reflet de l'âme, de nos combats, de nos doutes, de
nos révoltes et de notre capacité à nous émouvoir, où la langue
française servait généreusement l'expression épousée par la musique.
Alain Aurenche est un de ceux-là, un de ces vrais chanteurs, créateurs,
jongleurs de mot, musiciens et interprètes convaincants.
C'est aussi sa générosité, sa passion et son besoin de dire "non" à
l'injustice et à la connerie qui m'ont séduit et profondément touché.
Alain ne se résigne pas et chante aussi l'espoir.
Merci à toi Alain pour ta conviction et ta permanence à créer hors du
temps, pour continuer de te révolter et de t'émouvoir, même si les
faiseurs de fric sur le dos de la chanson te ferment leur porte et que
ton chemin est semé d'embûches, toi tu ne fermes toujours pas ta gueule
et c'est bien ainsi. Salut et fraternité Frangin.
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Le parcours
De 1963 à 1970 Alain Aurenche suit des cours d'art dramatique et donne
des représentations théâtrales. Il devient assistant de J. Schmidt de
70 à 78 et participe au film "Comme les anges déchus de la planète
Saint Michel" qui sort en 1979 et qui traite de l'exclusion, puis il
rencontre le compositeur Philippe Sissmann et donne son premier
récital. C'est en 1982 qui sort son premier album "L'Enfant Mutant",
passe à Bobino en 1983 pour Radio Libertaire et tourne en avec Léo
ferré et Maurice Fanon.
En 1985 Alain fait des tournées en France, Suisse, Roumanie, Allemagne
et participe comme assistant d'Isabelle Martin au documentaire "La
Santé, une prison dans la ville". Entre plusieurs tournées dont une
première partie de Léo ferré, Alain sort l'album "L'amitié".
On retrouve Alain en Avignon en 1995 pour une création "La chanson du
Mal Aimé" de Guillaume Apollinaire sur la bande originale de la musique
de Léo Ferré. Alain Aurenche fait depuis des tournées et création du
"Forum Léo Ferré" par un collectif dont il fait partie. En 2003 sortie
de l'album "Et après" et présentation d'un nouveau spectacle "Et basta".
En plus de ses compositions, Alain interprète Léo Ferré, Gilles
Vignault, Jacques Brel. Il est à l'initiative de la création de
l'association "Thank You Ferré", d'un gala "Salut Léo".
Photo Jean Marc Ayral
Quelques Articles de Presse
"Un fou qui chante l'inracontable", Les Nouvelles Littéraires
"Un ton fougueux et un timbre chaleureux donnent du punch à des textes fiévreux qui tapent dans le mille...", Télérama
"Alain Aurenche ressemble à la tempête; il chante comme elle, en force
et tourbillons, catapultant les mots sur les récifs de
l'indifférence...", Le Parisien
"Il touche par excès de sensibilité, par abus de désirs impossibles,
par quelque chose d'adolescent qui refuse de plier. Il écrit bien, il a
la voix "vraie"", Le Monde de la Musique
"Alain Aurenche est violent comme tous ceux qui ont quelque chose à
dire; il est tendre comme tous ceux qui ont envie d'être écoutés. Pas
de doute : "Un poète est passé"", Le Courrier de Lyon
"Alain Aurenche ressemble à la tempête, il chante comme elle, en force
et tourbillons, catapultant ses mots sur les récifs de
l'indifférence... Loin du ronron des hit-parades, il chante comme on
prendrait la Bastille avec des mots d'aujourd'hui", Le Canard Enchaîné
"Il gueule, vocifère des mots taillés à coup de rasoir", L'Humanité
"Il est chaleur, il est fougue. Il est tempête et tourbillon; sensible
aussi à fleur de peau et le revendique haut sous son humour pudique",
Le Perche
"Il prend possession du public dès les premières notes pour un voyage
de violence, de tendresse et aussi d'humour...", Le Monde Libertaire
Discographie