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BANGRIL Version imprimable

 

 "La Marelle " (paroles & musique Bangril)
 
 
 
 Bangril, le métissage vissé au coeur

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage", cela explique le métissage culturel des chansons de Daniel, bercé dans sa jeunesse par les griots togolais et les grands noms de la chanson française (Graeme Allwright, Georges Brassens, Renaud, Bruant, François Béranger, Bobby Lapointe et Léo Ferré). Métissées sont aussi ses musiques aux influences d'Afrique du Nord et de l'Ouest en passant par le reggae, le ska le swing et la valse.

Mais que l'on ne s'y trompe pas, la musique ne fait que porter les textes de Bangril qui pousse des coups de gueule contre l'intolérance, le racisme, l'exploitation des humains, l'irrespect et les exclusions de tout genre.

Cela n'empêche pas Bangril d'exprimer sa tendresse "Ton bonheur est dans les yeux de ceux qui t'aiment" chante t'il "dans "Pleure pas".

Bangril rend un vibrant hommage à Lounes Matoub dans sa chanson "Kaïna" et il m'a confié, parlant de la Kabylie : "...Lounès Matoub est omniprésent , sur toutes les lèvres, sur tous les murs, dans toutes les maisons, sous toutes les formes (posters, statues, graffitis, dessins, caricatures, cassettes et CD bien sûr). C'est le Che à Cuba. C'est très impressionnant".

Courage Daniel pour faire vivre cette chanson française tant ignorée des médias, car c'est pas facile.    

Bangril avec ses filles Cécile et Sandra
 
 
  "Le blues du Clandestin " (paroles & musique Bangril)
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)


Le parcours

 Bangril est né à Toulouse. Très jeune, avec ses parents enseignants, il part vivre au Togo. Il grandira dans ce petit pays d’Afrique occidentale d’où il reviendra à l’âge de 17 ans. De cette adolescence africaine, pleine de souvenirs indélébiles, il garde son pseudonyme «BANGRIL». Ce sont ses amis togolais qui lui avaient attribué ce pseudonyme, tandis qu’il leur écrivait des poèmes et des chansonnettes.

De sa vie au Togo, Bangril s'imprègne de musiques africaines traditionnelles et modernes. En Afrique les travaux dans les champs son rythmés par les perscussionistes et les chants racontent de manière naïve, poétique et réaliste la vie ou la mort. Georges Brassens est très populaire au Togo. Dans le giron familial c'est le blues, le jazz, le gospel et les cantiques protestants, accompagné par son père à la guitare. Bangril a forgé sa révolte et sa conscience politique au Togo sous le joug d'une dictature militaire.

Il déclare "On peut se vanter d'être les inventeurs des droits de l'homme, comme Bush l'axe du bien, et bien moi j'ai honte de mon histoire passée ou actuelle...."

A dix huit ans il revient en France et s'établit comme artisan dans le bâtiment pendant de nombreuses années.

Bangril aime la chanson depuis toujours. Son adolescence est bercée par un métissage musical entre Jimmy Cliff et Graeme Allwright, les griots togolais et Georges Brassens. Dès les premiers albums de Renaud, il se passionne pour cet artiste grâce à qui il découvre la «chanson réaliste», celle de Renaud lui même, mais aussi celle de ses «maîtres», de Bruant à François Béranger.


 

Il se cultive alors de chansons, chansons françaises surtout (à cause de la langue), mais aussi chansons de tous pays, pourvu qu’elles lui donnent le frisson. Bangril écume concerts et festivals, écoute, lit, organise des concerts. Il a transmis sa passion à ses amis, à ses filles et à son épouse. C’est avec eux qu’ il fonde l’association «Les Copains d’Abord» en 1998 (association pour la promotion et le développement de la chanson et du spectacle vivant).

Au fil du temps, Bangril construit son œuvre. Il écrit et compose ses propres chansons. Il est «chanteur pour ses copains» mais le club de ses admirateurs s’élargit peu à peu.

En 1999, il fonde son premier groupe «Le Vieux Léon» et se lance sur les routes et devient chanteur professionnel. Il chante alors bien plus les chansons des autres que les siennes et outre le «Le Vieux Léon» (100 ans de chansons sociales) , il participe à des spectacles plus éphémères autour des œuvres de Bobby Lapointe, Léo Ferré ou Georges Brassens.

Citoyen engagé (candidat aux élections cantonales en 2004), si Bangril se nourrit de chansons, il s’enrichit aussi des combats de sa muse. Zina est Kabyle, elle a appris que la vie est un combat. Citoyenne militante, engagée sur tous les fronts, Bangril la surnomme «Kaïna». Kahina est une princesse Kabyle, reine des rebelles, symbole de la résistance berbère au 7ème siècle. Kaïna deviendra naturellement le titre d’une chanson de Bangril, puis en 2004 le titre de son premier album.

  
Bangril avec ses filles Cécile et Sandra

 
  "Kaïna" (Paroles de Bangril sur la musique d'une chanson d'Idir ""A va va i  nouva")
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)

 
Discographie

         "Kaïna", CD, 2003
      
  "Le vin nouveau " (Paroles & Musqiue Bangril)
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)
 

Initiatives & Créations
 

- 1998 : Création de l'association "Les copains d'abord" (association pour la promotion et le développement de la chanson et du spectacle vivant)

- 1999 : Bangril crée le trio "Le vieux Léon" qui adapte des chansons sociales d'hier et d'aujourd'hui. Ce tour de chant se ballade en France et en Europe jusqu'en 2003.

- 2004 : Spectacle "Chansons.... Vos papiers", comme un clin d'oeil au Père Léo

- 2006 : A partir du mois d'octobre, tournée avec le groupe



Bangril et la chanson française
 

"Celle que j'aime est rebelle, elle vient des troubadours de mon occitanie paternelle. Je crois qu'elle est utile. En tous cas elle est utile à ceux qui l'aiment. Moi je crois aux chansons, elles me font rire ou pleurer, me font réfléchir ou gerber, elles me font rêver ou voyager, elles me font danser ou me bercent, elles me font aimer ou haïr, elles sont poétiques ou réalistes. J'aime une chanson dès qu'elle me procure un frisson. Bien sûr nous sommes dans un monde des médias. Il y aura très peu d'élus sur la bande FM, et si possible qu'ils soient polis avec tout le monde! Mais il y a aussi des radios associatives (qui crèvent la misère), et des associations et des fous qui font vivre cette chanson rebelle. Et s'ils ne la font pas vivre, au moins ils l'empêchent de mourir. Et puis vivre rebelle c'est vivre libre et la liberté n'a pas de prix, c'est pour ça qu'on la paye si cher, la liberté... Mais soyons heureux, nous les artisans "chantistes", tant qu'il y aura 3 spectateurs dans la salle, on sera vainqueurs, on pourra dire à nos petits enfants que nous avons vécu debout !"

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