Ben Nodji, un déraciné se met à nu
Ben aborde des thèmes qui lui tiennent à coeur comme celui des
migrants qui fuient leur pays parce qu'ils ne peuvent plus y vivre
décemment et arrivent en France pour avoir une vie plus décente "Pour
l'amitié entre les peuples". Mais ils fustige aussi ceux qui se
croisent les bras et se satisfont de leur sort "Bouge-toi". Il dit à ce
sujet : "Une chanson dédiée à ceux des
miens qui m'ont rejeté parce qu'ils me trouvaient trop francisé. Et
pendant de temps-là, qu'est ce que je voudrais faire pour eux".
Les textes de Ben sont d'une grande sincérité, sans concession ni
démagogie. Il chante avec conviction, ses peurs, ses coups de colère et
ses passions.
Sans artifices Ben nous parle du déracinement, de la solitude, mais
aussi de la condition des immigrés "Je promets". Il prône la tolérance
"D'Adam et ève" et le civisme "Le policier".
A noter une superbe chanson écologique sur le respect de l'eau "Pas
gaspiller". La fraternité est aussi une constante dans les textes de
Ben.
Merci frangin pour toute cette générosité qui m'a touché au coeur.
"Pour l'amitié des peuples"
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)
Photo De Oliveira
Ben est né aux Comores (Océan Indien). Il est très attiré par la
chanson française dès son plus jeune âge. Il émigre en France en 1983
et débarque à Marseille chez son oncle chez qui il écoute Hohnny
Halliday, Joe Dassin, Gérard Lenorman, Michel Sardou et Jane manson.
A la fin des années 80, il découvre Francis Cabrel, Georges Brassens,
Michel Berger, Maxime Le Forestier et Alain Souchon. Ben à force de
fredonner des standards décide de faire de la scène. Il franchit le pas
en 1993 au Georges V à Marseille et chante le répertoire avec une
bande-son. Il écrit alors ses premiers textes et les propose à des
musiciens qui en font des chansons.
En 1996, Ben "monte" à Paris et se produit dans les cafés concerts. Un
soir il se présente à une scène ouverte qui lui demande de
s'accompagner ou de chanter avec le pianiste. Ben décide alors de se
consacrer à l'apprentissage de la musique, il étudie le solfège et la
guitare classique, ce qui lui permet de composer ses premières mélodie.
Il fait la connaissance de Bruno Fromentot (Auteur Compositeur) avec lequel il tourne en 2000.
2001, Ben apparaît seul sur scène en s'accompagnant à la guitare, il
décroche le premier prix du meilleur spectacle lors du festival
interculturel "Rêves Ivres du Monde" en 2003.
Depuis Ben écume les cafés concerts parisiens.
Il rencontre Michel Melcer (compositeur pianiste et arrangeur) en 2003
à l'association "Lacacia" (Association qui réunit des artistes). Avec
lui, Ben travaille une maquette en 2004 qui débouche sur un CD
autoproduit.
Discographie
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"Voilà
l'histoire", CD, 2004 |
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)
Ben et la chanson française
"J’ai découvert la chanson française tout petit. On me l’a enseignée à
l’école primaire au Comores (océan indien), je me rappelle de « à
la claire fontaine », « que sera sera »
J’ai eu comme un coup de foudre pour le chant, que je n’avais pas eu
jusque là, car dans les fêtes de mon village j’aimai plutôt jouer de la
batterie.
Arrivé en France adolescent, je n’imaginais pas que j’allais faire des
chansons, bien que je faisais tourner sans cesse le tourne-disque de
mon oncle jusqu’à me faire engueuler. Des airs comme ceux de Jane
Manson, Gérard Lenorman…, me restaient dans la tête au point de les
fredonner tout le temps. En 88 je me souviens que Cabrel sortît
« Sarbacane » et là ce fut le choc !
L’envie de faire de la scène pour à mon tour chanter les chansons que
j’aimais. En découvrant Souchon j’ai eu plus encore la « chair de
poule » et j’ai commencé à acheter des bande-son de ces
chansons là que j’ai interprétées à mes débuts, principalement dans la
belle ville de Marseille. Au début des années 90 j’ai franchi le pas et
j’ai commencé à écrire mes propres textes et par suite je les ai mis en
musique avec ma guitare. J’ai un grand bonheur et plaisir à chanter en
français, par amour de la langue française, car quand je pense, je
pense en français !
J’aime la scène, je me sens vraiment moi sur la scène, et j’espère que
ceux qui viennent m’écouter, le remarquent et partagent cet amour de la
langue française."
Ben Nodji
"Pas gaspiller" (Gérard Gaillaguet / Ben Nodji)
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)
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