Olivier Cabanel, un écolo anar en colère
Olivier est un Auteur-Compositeur-Interprète écolo un brin anar. Il
dénonce la connerie, la pollution, la pub, la télé, l'ordre établi, non
sans un humour certain, mais quelquefois c'est tout ce qui nous reste
pour gueuler et se faire entendre dans ce monde de fous.
Il affiche ouvertement son anti-militarisme, son militantisme
écologiste, son côté rêveur et idéaliste, mais comme le chante Fred
Alpi "Utopie d'aujourd'hui, réalité de demain".
Olivier est un insoumis qui refuse la chanson soporifique et prend
partie pour la chanson française d'expression et de conviction.
Les orchestrations sont sobres et permettent de mieux mettre en
évidence le texte des chansons. Son interprétation est convaincante
pour mieux nous saisir au coeur et aux tripes.
A 65 piges, Olivier est toujours debout dans ses bottes.
Il a toujours été militant et novateur, ingénieux dans ses
créations. Un bel exemple pour ceux qui s'endorment sur leur canapé en
regardant une télé-somnifère.
Continue frangin, tu vivras encore longtemps pour nous dire.....
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Le Parcours
Autodidacte touche à tout, d’abord l’architecture qu’il pratique
pendant 15 ans, puis se tourne vers la chanson, en passant par le Jazz:
pianiste, vibraphoniste au sein d’un trio, il est influencé par Erroll
Garner et Thélonius Monk. Pour la chanson, c’est Brassens qu’il admire,
mais aussi Gainsbourg, Brel, Julos Beaucarne...
Il commence en gratouillant la guitare et se fait remarquer par José Arthur, puis par Claude Villers.
Il crée un groupe qui eut son heure de gloire: Aristide Padygros: le
folk y rencontre la chanson et l’improvisation humoristique y règne en
maître.
Le groupe connaît le succès: Olympia, rencontre avec Coluche, et pas
mal d‘autres artistes: Alan Stivell... Ils, (Padygros) font même un
film pour la TV suisse, un long métrage humoristique dans la veine des
Monty Pythons... écument les scènes : Casals, jouent devant 40
000 spectateurs à Nyons... Font 4 disques... Plusieurs TV... Radios...
Refusant l‘orientation plus commerciale de ses partenaires, Olivier
s’en va, s’installe en Isère et recommence depuis le début! Depuis
trente ans, il chante dans des salles souvent modestes de moins de 500
places, propose des animations originales sur la création de chansons,
de Bande dessinées, de Dessins Animés, car il est aussi un artiste
graphique.
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
En 1969, il quitte son métier pour se lancer dans la chanson. Il ouvre
un cabaret à Genève: "la Mine", puis "Les Vieilles Pierres" où il
programme avec succès plusieurs soirées par semaine dans ses domaines
de prédilection: la Chanson, le Folk, le Jazz, le Café Théâtre. Cette
même année, Olivier se produit dans le premier festival folk français
(Malataverne) devant 10 000 spectateurs, ainsi qu’à Genève en compagnie
de Maxime Le Forestier "Des chanteurs pour la paix". Parallèlement, élu
animateur à la Maison de la Culture de Genève, il va s’occuper du
Hootnanny et constituer à l’occasion de ces soirées, un groupe qui va
bientôt faire parler de lui: Aristide Padygros. Dans cette même MJC, il
va faire venir des artistes peu connus à l’époque : Jacques Higelin,
Alan Stivell.
1970 : pendant sept ans, il va s’occuper des destinées du groupe,
groupe dont il est le leader, et donner dans ce cadre plusieurs
centaines de spectacles tant en France qu’en Belgique, ou en Suisse.
Bientôt ce sera le groupe incontournable des festivals folks ou il est
programmé pour son sens de la fête et de l’improvisation.
1973: c’est le premier disque avec Padygros, 1974 le deuxième album "La
pomme de terre" puis le troisième "Le mouchoir" en 1976, disque live en
1977, une compil chez Cézame (1975), et pour la première fois, en 1976
au festival folk de Mamirolles, il va se produire avec son groupe, et
aussi tout seul. Ce festival fera d’ailleurs l’objet d’un Album.
En 1974 il rencontre Coluche. Padygros et lui se produiront avec ce
grand artiste pendant quelques jours (Caf Conc’ des Champs élysées).
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
En 1975, il est remarqué lors d’un tour de chant par Guy Pédersen,
(grand bassiste de jazz, longtemps accompagnateur de Claude Nougaro) et
celui-ci va produire son premier disque, puis plus tard tous les
disques d’Aristide Padygros. Son premier 45tours le fera remarquer par
Claude Villers qui lui fera l’honneur de plusieurs passages sur France
Inter, ainsi que sur Antenne 2. Il rencontre Pierre Barouh et participe
au lancement de l’antenne Saravah à Genève.
En 1976, il va être l’invité de José Arthur, en compagnie d’Haroun
Tazieff pour présenter un 45tours antinucléaire (sa chanson:
"J’ai mal à Malville") pour le bénéfice des comités Malville qui
militent pour la fermeture du site.
1977: la TV suisse-romande lui propose la réalisation d’un long métrage
“L’irrésistible ascension des Padygros”. Avec son groupe il est invité
dans les grands rassemblements folks Cazals (40 000 spectateurs),
Nyons, festival inter-celtique de Brest, et organise le premier
festival folk de Chapeau Cornu en Isère.
Avec le groupe Padygros lors du tournage du premier long métrage
Pour la TV suisse-romande, film dont le groupe a écrit le scénario, et qui va concourir pour la Rose d'Or de Montreux (1976)
1978 : il quitte son groupe et Genève pour commencer une carrière solo
avec un premier disque dont Charlie Hebdo écrira “Olivier Cabanel vient
de bricoler un album plutôt pas mal”.
1986 avec SVC productions il sort un nouveau 45 tour: “à ta santé
connerie” et fait plusieurs interventions sur FR3 et différentes radios.
1993 "Entrez c’est tout vert", c’est le titre de son nouveau spectacle.
Il s’accompagne d’un piano synthé et “Temps d’M audio visuel” produit
une cassette vidéo et audio de ce spectacle. C’est aussi l’année ou il
donne son premier “Concert solaire”: une centrale photovoltaïque
produit l’énergie pour alimenter sa sono et son piano.
Discographie
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"Non au nucléaire", 45 trs |
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"Non
au nucléaire", 45 trs
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"Changer d'ère", CD, 1998 |
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"ça
fait du bien de rêver", CD, 2006
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Olivier parle de la chanson française
"Je ne mélange pas variété et chanson de création, je ne porte pas de
jugement sur la chanson qui essaye de séduire, ma conception de
la chanson est seulement différente.
elle doit être pour moi de la création, loin des bavardages du genre "je t'aime, t'en vas pas, je t'aime plus, je reviens"
Je
me laisse porter par l'inspiration, je n'essaye pas de plaire, ou de
déplaire, j'essaye d'être moi, et c'est
tout
Olivier Cabanel
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Initiatives & Créations
Faire sortir la chanson de création de la clandestinité.
Olivier travaille qand il le peut dans les milieux scolaires, à faire
réaliser des chansons par les élèves. Il a mis une méthode assez
originale au point.
Et puis surtout, il est un activiste écologique de terrain
Pour lui l'écologie et la défense de notre planète est au centre de ses préoccupations
1997 avec Thomy Valdes, il organise le Jour de la Terre en Isère à Grenoble et 3000 spectateurs assisteront a cette journée.
Après avoir présidé le Mouvement écologique Rhône Alpes, il devient
porte-parole des Verts, puis les quitte, déçus de certaines attitudes
sectaires, et crée une association "Guêpe" laquelle organise la foire
écologique du Nord Isère (la Tour du Pin) depuis plus de dix ans. Il
est aussi un des trois fondateurs de Phébus : centrale photovoltaïque
reliée au réseau, et qui depuis vole de ses propres ailes, puisque prés
de 200 sites ont été créés depuis !
Il organise le premier concert solaire : la centrale photovoltaïque fournit l’énergie pour alimenter son piano et la sono !
Il est aussi à l’origine de la dénonciation des retombées de
Tchernobyl, car avec la C.R.I.I.R.A.D., puis Que Choisir, il va
permettre de prouver que la pollution de cette centrale a passé les
frontières et a laissé des traces un peu partout, notamment sur les
Champignons.
En effet, cet écologiste est aussi un passionné de champignons : il
organise depuis de nombreuses années une exposition Mycologique dans
son village qui attire un public de tout le département, et parfois
même de plus loin : les champignons sont présentés dans un décor
naturel (mousse et feuilles) debout, et des visites guidées sont
organisées autour des tables (partagez votre savoir, c’est une manière
d’atteindre l’immortalité disait le Dalaï Lama!)
Par ailleurs il écrit de nombreux articles dans la presse Internet, sur
AGoravox par exemple, “De l’or dans nos poubelles”, “En France on a pas
de pétrole et pas d’idées non plus”, “Allo, al’eau au secours”, “Il
faut sauver le fret ferroviaire”, “L’imposture nucléaire”, “Le côté
noir de Nicolas Sarkozy”, (dans monde solidaire), etc...
Concernant sa passion pour la peinture, Olivier dit :
"Oui, je peins.
C'est assez difficile d'expliquer mon approche, elle est surtout
instinctive, automatique, comme l'écriture des surréalistes, c'est a
dire que je me laisse porter par l'inspiration, et je sais ce que je
dois faire, sans pour autant en comprendre tout le sens.
Assez frustrant quelque part mais l'important est peut être la réalité
de la peinture concrétisée, plutôt que les états d'âme de celui qui a
tenu le pinceau?"
Olivier écrit (quelques unes de ses nouvelles ont paru dans l’Os à Moelle, le journal de Pierre Dac).
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