Claudio Zaretti, un déraciné à vif
Lorsque j'ai écouté le CD de Claudio (qu'il m'avait gentiment
envoyé) j'ai été ému par sa sincérité, par la simplicité de ce qu'il
avait à dire en chansons. Pas de fioritures, ni d'envolée lyrique, non
des mots simples et concis, capable de vous toucher au coeur et à la
raison.
Les thèmes du départ, du déracinement, de l'immigration reviennent
souvent dans les chansons de Claudio, comme pour ne pas oublier ses
origines italiennes, " R.O.M.", "Pour une place au soleil", "Je
reviens, je reviens", "Francisco". Il décrit aussi parfois les dérives
des hommes dans leur errance "Si j'étais capitaine", "Vieux con",
"Rose".
Côte musique, on retrouve les influences méditerranéennes, mais
Claudio se laisse parfois aller à des rythmes plus rock et ses chansons
s'écoutent avec un certain plaisir, c'est rond et cela tourne bien,
pour la plus grand joie de nos oreilles et de notre coeur.
Avec Bernardo Claus à la guitare
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)
Le parcours
C’est au début des années 80 que Claudio Zaretti commence à se
produire avec ses chansons dans les cabarets et petits théâtres,
principalement en Suisse.
En 83 il est finaliste au Festival de la Chanson à Spa (Belgique)
En 84 il joue au Paléo festival de Nyon (Suisse)
Puis ce sera le départ en France et après un premier séjour à Paris
il ira s’installer à Lyon. C’est là, qu’il étudie la musique (les
quelques bases d’harmonie, de chiffrage, de lecture, quoique apprises
tard et modestement, lui donneront une ouverture générale à la
musique). Il étudiera la basse électrique à l’Aimra et à l’ENM de
Villeurbanne et plus spécialement dans un répertoire jazzy. Avec
quelques collègues (guitare, claviers, saxo et batterie) il forme un
groupe « Tout Terrain » de reprises variées et tout styles pour la
course aux cachets.
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)
Pendant plusieurs années il chantera dans des pubs et des bars
faisant les « saisons » hiver et été avec un répertoire composé
principalement de reprises. Ce n’est qu'en 2003 qu il reprend goût à
une écriture et une composition plus personnelle. En début 2005 le
revoilà installé à Paris, chantant dans la plupart des bars à chansons,
au contact du public, ses compositions, seul à la guitare et à
l’harmonica. Et de plus en plus supermusicalement accompagné par
Bernardo Claus à la deuxième guitare."
En 2005 : 1ère partie de Sellig au Bataclan, le Chat Noir, Oncle Benz, Osmo'z café, Charming café.
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)
Discographie
|
|
"Je sais d'où je viens", CD, 200 |
|
" Puisqu'il faut un jour", CD, 2007
|
|
 |
"Utopie, utopia", CD, 2011
|
"Pour une place au soleil"
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)
Claudio parle de la chanson française
"La chanson française … Voilà bien des années que je la pratique, que
je la côtoie. A 18 ans j’ai fait mes premières chansons, et quel délice
de pouvoir s’exprimer, dire les choses, faire sonner sa voix, avec une
simple guitare. La découverte de Brel , Ferré, Moustaki, Barbara,
Brassens, Le Forestier, Annegarn, Nougaro,Trenet, Reggiani, Montand,
Aznavour à l’adolescence m’avaient apporté la sensation que je pourrai
un jour modestement employer ce même véhicule qui roulait si bien et
qui s’appelle la chanson.
De mes poèmes de mes 15 ans, et de la passion de la musique (rock,pop),
assez vite je pris plaisir à relier ces deux dans un creuset chanson.
J’avais trouvé là une indépendance et une solitude à travailler texte
et musique, qui me réjouissait au plus haut point et ça continue…
Et la finalité de ce cheminement, les chanter devant les autres !!
Quelle superbe invention que le spectacle ! Bref instant intense
de lutte avec ses émotions, avec toute la palette des sentiments que
l’on espère universels, ou simple parenthèse dans sa journée et
réconfort dans la distraction, voyage…"
(Avec l'amicale autorisation de l'auteur)
Actualité