Il y a des êtres humains qui ont eu une vie atypique, et Laurent Robiac, Auteur-Parolier, est un de ceux-là. Voici une brève biographie de cet homme qui a roulé sa bosse un peu partout pour en devenir plus sage :
Laurent Robiac est depuis toujours tel un albatros qui va au gré du vent Vers l’étendue incommensurable des horizons.
Ivre de liberté et de découverte, il porte l’Art en bandoulière avec frénésie et courage contre vents et marées.
D’un parcours classé hors norme, il trouvera la quiétude dans l’écriture et le spectacle qu’il nommera thérapie du cœur.
En voici un extrait.
De mineur de fond à l’âge de quinze ans comme Maurice ANDRE, il sera propulsé dès sa vingtième année dans les commandos de Marine. En opération en mer de Chine, il aura pour mission de mettre hors d’état de nuire les trafiquants de tous poils; drogue, armes, commerce d’êtres humains destinés à être vendus dans les maisons de plaisir des îles Philippines et de Bornéo.
Au retour, gros travail pour atteindre un niveau d’instruction très élevé et pouvoir accèder à ses souhaits.
Pari gagné.
Il sera ensuite désigné pour assurer la protection des chefs d’Etat ainsi que des personnalités des Nations Unies, dans leurs déplacements et lors des sessions au Palais du conseil de l’Europe à Strasbourg.
Mais, le domaine Artistique le démange, c’est sa vocation. Il fréquente les Beaux-Arts, prend des cours à la faculté, se familiarise avec les sciences et la philanthropie.
Après avoir collaboré avec la presse, il finit comme secrétaire de direction.
Las des servitudes et de certains personnages sans scrupule et sans aveu, il plaque tout.
Il écrit pour la presse culturelle Internationale, devient auteur, parolier mélodiste, et accède à la SACEM. Il se produit sur scène et commence l’écriture pour le spectacle.
Entre temps il se présente à des concours littéraires dans tout l’hexagone et au-delà; il est accueilli avec honneur comme lauréat à l’Internationale des Arts et Lettres et à l’Académie Internationale de Paris, obtient vingt cinq diplômes médailles et coupes dont une médaille d’or à titre International.
Il fait le tour du monde, fréquente des personnages illustres tels que le petit fils de Marie CURIE, ainsi que l’anthropologue Yves COPPENS, sans oublier les rencontres avec DALIDA, Jean MARAIS, Pierre DELANOE, etc...
Il est chanté par plusieurs artistes parisiens, et dispose encore de 600 textes tous genres, il publie deux ouvrages.
La chanson Française est sa nourriture, il en est vorace, il sait qu’elle doit perdurer par-delà le temps et au-delà des modes dont certaines ne sont que feu de paille, car le beau ne meurt jamais, l’histoire est là pour nous le prouver.
Je vous présente huit textes de Laurent, textes qui cherchent un compositeur et interprète qui désirerait les mettre en musique :
Au secours
Les embruns du destin
La marée d’égoïsme
Les systèmes incertains
Qui régissent nos jours
L’angoisse des matins
Le rejet du civisme
Le combat quotidien
Qu’on livre sans recours
Le fossé social
Les valeurs qui s’effritent
La crainte de conflits
Qui disloquent et qui tuent
Le béton carcéral
Des tours qui nous abritent
Le foyer désuni
Qui nous jette à la rue
Refrain
Je voudrais retrouver le monde et la tendresse
Je voudrais croire encore ceux qui parlent d’amour
Faire entendre ma voix pour que la joie renaisse
En criant au secours, au secours, au secours
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Les bras que l’on exploite
Où bien que l’on refuse
Pour des tas de raisons
Que je ne comprends pas
Me laissent un goût saumâtre
Et des idées confuses
Des rêves de démons
Des visions de sabbats
Délaissé, accablé
Chargé de lourdes chaînes
Du poids de l’amertume
Et de l’humilité
Dépravé, mal aimé
Poursuivi par la haine
Je pense à l’infortune
Et aux déshérités
Au refrain
Laurent Robiac
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Debout
Debout ..... debout ..... debout
Statue de pierre figée
Face a l’absurdité
Debout … debout ….. debout
A titre posthume
Toi le héros qui fait la une
Puis sera oublié
Dans les rues les faubourgs
Au cœur des citadelles
Dans les champs pêle- mêle
Tu es tombé
Tu es tombé
Sur des sols assoiffés
De querelles intestines
Toi, le soldat anonyme
Resté là par erreur
Pauvre destin sans cœur
Mais qui peut oublier ces morceaux de dépouilles ?
Issues de barbarie
Ces plaintes qui se mouillent
Des larmes qui supplies
De leur laisser la vie
Debout ….. debout ….. debout
Debout sur le socle
Face a la prise d’armes
Tu es là héroïque
Pour quelques instants
On imposera le silence en ton nom
En ton souvenir
Puis …. Le clairon fera éclater le silence
Un silence lourd, oppressant
Pont musical : ( Sonnerie aux morts stylisée ) deux notes, bis.
Debout ….. debout ….. debout
Toujours debout
Face a l’absurdité
Face a l’orgueil
A la cupidité, a la haine des hommes
A leurs instincts primaires
A leur soif de conquête
A leurs idéaux démesurés et déments
Tu es là, debout
Mais jamais tu ne sauras
Pourquoi tu es là ???
Pourquoi ?…. Pourquoi ?…. Oui pourquoi ???????
Laurent Robiac
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C’est pas correct… Cest tordu
Connais-tu les paumés du siècle ?
Qui font la manche dans la rue
En haillon ou en salopette
Tous ceux qu’on ne reconnaît plus
Cocu, battu et tout le reste
Cours des miracles désillusion
Serions nous au temps de la peste
Sur les quais ou bien sous les ponts
Refrain
Non, non ,non ,non…..
Non, ce n’est pas net je le confesse
C’est pas correct et c’est tordu
Certains vivent dans la détresse
D’autres gavés de superflue
C’est pas correct
C’est tordu
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On me susurre des histoires
Des histoires à dormir debout
Il y a des moments où j’en ai marre
Le baratin n’ vaut pas un clou
L’égalité me fait sourire
Qui donc a inventé ce mot ?
Certainement un triste sire
Un fier à bras, un étourneau
Faudra bien revoir la copie
Un jour ou l’autre sur le tas
Pour le moment c’est du pipi
Peau de chagrin, pipi de chat
Sur des litières de fortune
Dans le brouillard du petit matin
On vit d’espoir et d’infortune
Des limousines passent au loin
Au refrain
Laurent Robiac
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Si l'on savait - - - - -
Quant aux barricades on s’insurge
Pour pouvoir tuer l’incurie
Et que les moutons de panurge
En ont assez d’être soumis
On effleure un brin de l’histoire
Qui restera sur le pavé
Dans tous les cœurs on veut y croire
Et le crier
Si l’on savait c’ que l’on peut faire
Avec l’amour au fond du cœur
Les prédateurs les mercenaires
Fuiraient de peur
Si l’on savait c’ que l’on peut faire
Avec l’amour et l’amitié
A tout jamais, nous serions frères
Pour vivre en Paix
Si l’on savait
Si l’on savait
Que sans amour rien n’est gagné
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Les illusions fuient dans l’eau trouble
Mais les héros sont fatigués
Ils ont connu toutes les foudres
Et en restent persécutés
Tous les remparts sont dérisoires
Pour arrêter le trompe-l’œil
S’il est encore des barbares
Et des cercueils
C’est que certains y croient encore
Au paradis artificiel
Tous les chagrins qui les déflore
Leur ont porté des coups mortels
Et la tristesse indifférente
Plane sur eux désemparée
Comme des oiseaux de souffrance
Humiliés
Au refrain
Si l’on savait
Si l’on savait
Que sans amour rien n’est gagné
Laurent Robiac
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Affaire classée
A la Bastille ça a chauffé
Sur l’échafaud ça a giclé
En quatre vingt neuf
Les sans culottes étaient ravis
Les Rois les Reines c’était fini
Mais pas le bluff
S’ils revenaient, ils en crèveraient
En voyant que rien n’a changé
Sur la planète
Il y a du bruit il y a du sang
Tout est mépris et dégoûtant
Pas très chouette
A qui la faute ?
Qui a fait ça ?
Personne ne sait
Affaire classée
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A l’assemblée ça va barder
L’opposition va prendre son pied
Magnificat
Ils ont simplement oubliés
Qu’à l’unisson ils se sont plantés
Comme des patates
Et le clairon sonne la charge
A la manif ça va cogner
Gaffe a la trique
Les ouvriers vont déguster
Le steak saignant qu’ils revendiquent
En République
Au refrain
La Marianne s’est libérée
Elle veut nous mettre dans un clandé
Pour faire du fric
Même les cyprès du père-lachaise
En ont les boules vraiment gonflées
Ne vous en déplaise
A qui la faute ?
Qui a fait ça ?
Personne ne sait
Affaire classée
Laurent Robiac
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Qui a le droit au bonnet d'âne ???
Le Français par les textes
Puis le calcul mental
Ont fuient comme la peste
De notre tableau noir
On mélange le sexe
Aux racines carrées
Passons pour tout le reste
J’ai envie de pleurer
Où es-tu Charlemagne ?
Et toi Jules Ferry ?
Les sots battent campagne
Sont fini les jeudis
Balayés les amours
Dans le cœur des enfants
Qui viendra au secours
S’il est encore temps
Refrain
Qui a le droit au bonnet d’âne ?
Qui a le droit ?
Qui a le droit au bonnet d’âne ?
Ne cherchez pas .
-o-o-o-
Au ras des pâquerettes
On trinque à l’unisson
Qui fera la cueillette
Aux futures moissons
Faut revoir la copie
Tout ça n’est pas sérieux
Où sont les érudits ?
Ils crient sauve qui peut
Ca me tourne la tête
Je ne sais plus où j’en suis
Je confonds épithète
Avec charivari
Qui a le droit au bonnet d’âne ?
Qui a le droit ?
Qui a le droit au bonnet d’âne ?
Ne cherchez pas……
Laurent Robiac
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Des étendards jonchés de gloire
Remplissent nos pages d’‘histoire
Toujours prêtent a recommencer
Il est des passions quotidiennes
Des charniers à peine enfouis
Des libertés inassouvies
Je suis un homme bien dans la tête
Toi tu es femme dans la peau
Nous ne sommes pas des numéros
Je ne suis pas de ceux qu’on achète
Mais bien vivant sur la planète
Je ne suis pas un numéro
Non, je ne suis pas un numéro
Je ne suis pas un numéro (Bis)
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Des fanatiques et des idoles
Au goût du jour qui nous racolent
Sur des écrans de terminaux
Je crie très fort moi j’en ai marre
Vos cartes à puces vos codes barres
Volent mes rires et mes sanglots
Je ne suis pas une étiquette
Alors les gars moi je regrette
Je n’entre pas dans votre panier
A dire oui sur tous les tons
A me coucher sur le gazon
Ce n’est pas mon rêve, moi je dis non
Non, je ne suis pas un numéro
Je ne suis pas un numéro
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Je n’ veux pas mourir dans le troupeau
La liberté je l’ai dans ma peau
Je ne suis pas un numéro (Bis, Bis)
Laurent Robiac
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La complainte des martyrs
Des visages frappés du sceau de l’inquiétude
Des vies sans horizon et des regards figés
Des passions déchaînées fruit de l’incertitude
Des sentiments détruits, des préceptes oubliés
Des loques décharnées traînant leurs oripeaux
Dans un décor hideux théatre de la honte
Des chairs putréfiées victimes de fléaux
De dogmes odieux avilissant le monde
Refrain
Martyrs redressez vous, refusez votre sort
Car il est des humains dont le cœur n’est pas mort (Bis)
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Des cerveaux dépouillés de toute leur substance
Des ombres martelées par les coups du mépris
Des carcasses brisées par tant d’intolérance
Qu’on jette avec dédain au rang de l’infamie
Des yeux vides de vie mais remplis d’hébétude
Sous le joug du destin qui pétri leur malheur
Des corps presque sans vie livrés à la torture
Offrant leur chair inerte à leurs persécuteurs
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Toi qui cherche un refuge, un tout p’ tit peu d’espoir
Et qui ne trouve rien que de l’indifférence
Tu traînes ta misère de trottoir en trottoir
Recouvert d’un suaire harassé de souffrance
Pauvres êtres aux abois qui saignent dans leur chair
Victimes de systèmes et de passions immondes
Qu’on cingle et que l’on broie puis qu’on jette aux enfers
Par idéal sectaire en se couvrant de honte
Refrain
Laurent Robiac
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Gérard Gorsse, Novembre 2009