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Paroles d'internautes
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DOMINIQUE BRANIER : Voeux et paroles de jeunes de Gaza |
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Dominique Branier : Voeux et paroles de jeunes de Gaza
"Gérard,
Je viens de finir l’essai de Stéphane Hessel et c’est avec cet ouvrage en main que je commence l’année 2011.
Les voix se font de plus en plus nombreuses pour dire l’aberration de notre système, de ses valeurs prétendues modernes qui ne sont que renoncement au progrès humain, de ce miroir aux alouettes qu’est devenue l’économie ultralibérale qui ne peut plus se nourrir que de crises.
Alors plutôt que le classique « Bonne Année », je voudrais une nouvelle fois te remercier pour cette présence, cette vigilance, cette opiniâtreté, autant d’éléments déterminants qui animent ton site, qui le rendent indispensable.
Je n’ai jamais su être un militant, je ne suis qu’un artiste… Aussi ton engagement m’est précieux, vital.
Tu es un véritable fédérateur qui ne se met jamais en avant. Un homme qui sert l’art sans jamais s’en servir.
L’archétype de l’engagement…
Pour toutes ces choses, je te remercie en ce début d’année 2011.
Merci à toi, Camarade."
LE MANIFESTE DES JEUNES DE GAZA
Par GAZA YOUTH BREAKS OUT
"Merde au Hamas, Merde à Israël, Merde au Fatah, Merde à l’ONU et à l’UNRWA (1),
Merde à l’Amérique. Nous, les jeunes de Gaza, on en a marre d’Israël,
du Hamas, de l’occupation, des violations permanentes des droits de
l’homme et de l’indifférence de la communauté internationale.
Nous voulons crier, percer le mur du silence, de l’injustice et de
l’apathie de même que les F16 israéliens pètent le mur du son au-dessus
de nos têtes, hurler de toute la force de nos âmes pour exprimer toute
la rage que cette situation pourrie nous inspire. Nous sommes comme des
poux coincés entre deux ongles, nous vivons un cauchemar au milieu d’un
autre cauchemar, il n’y a pas de place laissé à l’espoir, ni de place
pour la liberté. Nous n’en pouvons plus d’être piégés dans cette
confrontation politique permanente, et des nuits plus noires que la suie
sous la menace des avions de chasse qui tournent au-dessus de nos
maisons, et des paysans innocents qui se font tirer dessus simplement
parce qu’ils vont s’occuper de leurs champs dans la zone « de sécurité
», et des barbus qui se pavanent avec leurs flingues et passent à tabac
ou emprisonnent les jeunes qui ont leurs idées à eux, et du mur de la
honte qui nous coupe du reste de notre pays et nous enferme dans une
bande de terre étriquée.
On en a marre d’êtres présentés comme des terroristes en puissance,
de fanatiques aux poches bourrées d’explosifs et aux yeux chargés de
haine; marre de l’indifférence du reste du monde, des soi-disant experts
qui sont toujours là pour faire des déclarations et pondre des projets
de résolution mais se débinent dès qu’il s’agit d’appliquer ce qu’ils
ont décidé; marre de cette vie de merde où nous sommes emprisonnés par
Israël, brutalisés par le Hamas et complètement ignorés par la
communauté internationale.
Il y a une révolution qui bouillonne en nous, une énorme indignation
qui finira par nous démolir si nous ne trouvons pas le moyen de
canaliser cette immense énergie pour remettre en cause le statu quo et
nous donner un peu d’espoir . Le dernier coup qui a encore aggravé notre
frustration et notre désespoir s’est produit le 30 décembre, quand des
miliciens du Hamas ont débarqué au siège du Sharek Youth Forum
(www.sharek.ps , une organisation de jeunesse très active à Gaza) avec
leurs fusils, leurs mensonges et leur agressivité. Ils ont jeté tout le
monde dehors, arrêté et emprisonné plusieurs personnes, empêché Sharek
de poursuivre ses activités; quelques jours plus tard, des manifestants
regroupés devant le siège de Sharek ont été agressés, battus et pour
certains emprisonnés.
Logo de Sharek Youth Forum
C’est vraiment un cauchemar au sein d’un autre cauchemar que nous
vivons. Il n’est pas facile de trouver les mots pour décrire la pression
qui s’exerce sur nous. Nous avons difficilement survécu à l’opération «
Plomb durci » de 2008-2009, quand Israël nous a systématiquement
bombardés la gueule, a détruit des milliers de logements et encore plus
de vies et de rêves. Ils ne se sont pas débarrassés du Hamas comme ils
en avaient l’intention mais ils nous ont fichu la trouille pour
toujours, et le syndrome du « stress post-traumatique » s’est installé à
jamais en chacun de nous, parce qu’il n’y avait nulle part où fuir les
bombes.
Nous sommes une jeunesse au cœur lourd. Nous portons en nous un poids
tellement accablant qu’il nous empêche d’admirer le coucher du soleil :
comment pourrait-on, alors que des nuages menaçants bouchent l’horizon
et que des souvenirs effrayants passent dans nos yeux à chaque fois que
nous les fermons ? Nous sourions pour cacher la douleur, nous rions pour
oublier la guerre, nous gardons l’espoir pour ne pas nous suicider tout
de suite.
Au cours des dernières années, Hamas a tout fait pour prendre le
contrôle de nos pensées, de notre comportement et de nos attentes. Nous
sommes une génération de jeunes qui se sont habitués à évoluer sous la
menace des missiles, à poursuivre la mission apparemment impossible qui
consiste à mener une existence normale et saine, et nous sommes à peine
tolérés par une organisation tentaculaire qui s’est étendue à travers
notre société, tel un cancer malveillant déterminé à détruire dans sa
propagation jusqu’à la dernière cellule vivante, la dernière opinion
divergente, le dernier rêve possible, à paralyser chacun de nous en
faisant régner la terreur. Et tout ça arrive dans la prison qu’est
devenu Gaza, une prison imposé par un pays qui se prétend démocratique.
A nouveau l’histoire se répète dans toute sa cruauté et tout le monde
a l’air de s’en moquer. Nous vivons dans la peur d’être incarcérés,
interrogés, battus, torturés, bombardés, tués. Nous avons peur de vivre
parce que chaque pas nous que faisons doit être sérieusement considéré
et préparé, parce qu’il y a des obstacles et des interdits partout,
parce qu’on nous empêche d’aller où nous voulons, de parler et d’agir
comme nous le voulons et même parfois de penser ce que nous voulons,
parce que l’occupation colonise nos cerveaux et nos cœurs, et c’est
tellement affreux que c’est une souffrance physique, que nous voulons
verser des larmes de révolte et de colère intarissables.
Nous ne voulons pas avoir de haine, ressentir toute cette rage, et
nous ne voulons pas être encore une fois des victimes. Assez ! Nous en
avons assez de la douleur, des larmes, de la souffrance, des contrôles,
des limites, des justifications injustifiées, de la terreur, de la
torture, des fausses excuses, des bombes, des nuits sans sommeil, des
civils tués aveuglément, des souvenirs amers, d’un avenir bouché, d’un
présent désespérant, des politiques insensées, des politiciens
fanatiques, du baratin religieux, de l’emprisonnement. Nous disons :
ASSEZ ! ce n’est pas le futur que nous voulons !
Nous avons trois exigences : nous voulons être libres, nous voulons
être en mesure de vivre normalement et nous voulons la paix. Est-ce que
c’est trop demander ? Nous sommes un mouvement pacifiste formé par des
jeunes de Gaza et des sympathisants de partout ailleurs, un mouvement
qui continuera tant que la vérité sur ce qui se passe chez nous ne sera
pas connue du monde entier, et à tel point que la complicité tacite et
la tonitruante indifférence ne seront plus acceptables.
Ceci est le manifeste pour le changement de la jeunesse de Gaza !
Nous allons commencer par rompre l’occupation qui nous étouffe, par
nous libérer de l’enfermement mental, par retrouver la dignité et le
respect de soi. Nous garderons la tête haute même si nous rencontrons le
refus. Nous allons travailler nuit et jour pour changer la situation
lamentable dans laquelle nous nous débattons. Là où nous nous heurtons à
des murs, nous construirons des rêves.
Nous espérons que vous lisez maintenant ces lignes, oui, vous, vous
nous apporterez votre soutien. Pour savoir sous quelle forme c’est
possible, écrivez sur votre mur ou contactez-nous directement à
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
. Nous voulons être libres, nous voulons vivre,
nous voulons la paix."
(1) Agence de l’ONU crée en 1948 pour prendre en charge les réfugiés palestiniens.
- Traduit de l’anglais par Bernard Cohen
Merci à toi Dominique de t'être fait l'écho de ces jeunes palestiniens écartelés entre les fanatiques extrémistes de leur propre peuple (Hezbollah et Hamas) et le colonialisme aveugle d'Israël.
Gérard Gorsse, Janvier 2011
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En introduction de "Paroles d'internautes" |
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Je souhaitais laisser un espace de liberté pour que les internautes parlent sans entraves du site, voila qui est fait.
Je me réserve bien sûr le droit de ne pas mettre en ligne tout message à caractère sexiste, xénophone, raciste et d'atteinte aux personnes, suivant en celà l'éthique de "Chanson Rebelle". Certains consideront que c'est de la censure, et je l'assume, mais le site n'est pas un déversoir de propos irrespectueux, par contre je suis ouvert à toutes formes de critiques.
Vous pouvez m'envoyer vos textes par mail, je les publierai.
Gérard Gorsse, juillet 2009
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Claude Antonini
"Créer un site devient apparemment chose aisée dans le monde du net , à la portée de presque tous, mais l'intéret dépend de ce qu'on veut y exprimer;
Dans la bousculade, entre les blogs divers et certains d'entre eux "avariés de variétés", le site "Chanson rebelle" est apparu comme une bouée de sauvetage dans l'océan du web, avec la volonté d'apporter ce "chaînon manquant" ou d'initier ce rouage indispensable à tous ceux qui aiment la chanson., ou "l'Autre Chanson" comme dirait nos amis belges.
C'est un site qui refuse l'exil involontaire de certains chanteurs, qui renoue avec notre mémoire chantée et qui nous fait découvrir les "ch'tits" nouveaux !
Ceux-ci apportent ainsi une bousculade salutaire chez les anciens qui s'aperçoivent que rien n'est perdu et qu'il y en aura toujours d'autres pour interpeller les derniers retranchés d'une société qui refuse toute "migration" de pratiques libertaires.
Gérard Gorsse a mis à notre disposition un moyen efficace de contourner toute censure et nous propose ainsi par un seul lien la possibilté de renouer avec un public potentiel.
Merci à "CHANSON REBELLE"
Claude Antonini, août 2009
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Olivier Cabanel
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