Gilles nous livre dans son bouquin ses souvenirs d’une époque glorieuse de la Rive Gauche parisienne. Avec un clin d'oeil attendrissant à ses parents qui ont créé un cabaret «Le cheval d’or».
Sa prose est une chronique de ces années folles d’après-guerre dans lesquelles se mêlaient l’insouciance et le désir de vivre. Gilles, fervent militant communiste, mais aussi à l’esprit libertaire, dépeint ces années un peu irrationnelles que ne connaitront jamais les générations actuelles.
On ressent au détour de chaque ligne une générosité et une soif de vivre hors du commun.
"Le cheval d’or" devient le prétexte à l'expression de cet autodidacte au grand cœur qui nous présente des chanteurs qui ont débuté dans le cabaret de ses parents. Mais aussi il aiguise sa plume pour une critique de l’attitude de lâcheté de la France lors de la dernière guerre vis-à-vis de la communauté juive à laquelle il appartient, mais aussi contre la position officielle et militaire de notre pays lors de la guerre d’Algérie et l‘offense faite au peuple par un président socialiste qui reçut à l’Elysée un certain René Bousquet.
Gilles a la dent dure et sa critique de la gauche le fait rejoindre le rang des libertaires.
Bien d'autres coups de gueule émaille son livre, en toute liberté, générosité et simplicité.
Merci Gilles pour cette agréable narration.
Gérard Gorsse, Mai 2009