L'air du temps, celui que l'on respire, celui que l'on subit, celui que l'on écoute...
Merci au journal d'Elise Lucet, sur France 2, et à cette métamorphose de l'information qui, pendant une semaine, a permis à Zazie et Universal de bénéficier d'une promotion hors budget. La tournée se poursuit. Il en est fait état dans ce calendrier des festivals d'été que publie Télérama. Oui, mais si peu... En effet, sur 24 manifestations de différentes disciplines artistiques, une seule est consacrée à la chanson. Et quelle chanson! Je sais certaines grandes artistes de la chanson francophone qui doivent se retourner dans leur linceul.
Oui, il est certain et vérifiable que la chanson d'expression francophone est traitée comme l'est parfois une femme de chambre. Oubliés les festivals indignés, Chanson de Parole, On connaît la chanson, et quelques autres courageux qui affirment l'originalité et la qualité de leurs choix. Le ministre se pâme d'émotion sur les marches de Cannes alors que les associatifs tentent désespérément de subvenir aux subventions défaillantes.
Qui aura le courage, au-delà des structures officielles qui ronronnent sagement parmi les miettes des opérations de prestige, d'essayer de regrouper, de fédérer toutes les initiatives culturelles dispersées aux quatre vents au prix de talents gaspillés, ignorés, de bénévolats à la limite du supportable, de risques financiers insensés, de dictatures administratives locales complaisantes...
Qui et comment ?
L'énergie du désespoir peut-être
Voilà mon coup de gueule de ce jour. Il y en aura d'autres !
A l'opposé, il faut absolument lire l'essai que Michel Bühler vient de publier : "La chanson est une clé à molette" aux Editions Bernard Campiche. Grand'Rue 26, 1350 Orbe. Suisse.
Remarquable de talent, de tendresse et de révolte. Trés bien documenté aussi.