L'ami Gilles Poulou, illustrateur dont vous trouverez les pages sur le site, m'a livré ses impressions de spectateur sur la manifestation "1er mai, jour Ferré". Gilles a une culture du chanteur, il a participé en tant qu'illustrateur à des ouvrages consacrés à Ferré et les grands poètes que Léo a interprétés. Il nous offre en cadeau un de ses dessins de Léo sur ce haut de page
Gérard Gorsse
"Vendredi dernier, 1er mai, avait lieu au Trianon (Paris), pour la troisième année consécutive, le «1er mai, Jour Ferré»
Après une petite intro de Cristine Hudin, l’instigatrice de l’événement, Christiane Courvoisier a ouvert le bal avec un «Franco la muerte» très réussi suivi de «La mort des loups» (rarement interprété – Pia Colombo la chanta en 75-) et «La nostalgie».
Le duo Alcaz nous a donné une version remaniée plutôt sympa de «Comme à Ostende», un «C’est extra» décalé et joliment mis en scène (avec robe de cuir, svp !) ainsi que ce petit bijou peu connu qu’est «La lune». Chanteuse à la voix superbe et guitariste excellent.
Annick Roux, avec une verve à la Catherine Sauvage, a entonné «Le piano du pauvre», «Vitrines» ,ou bien encore «Sur la scène».
C’est elle, également, qui faisait la liaison entre les artistes, lisant des extraits de «Benoît Misère», Léo Nessim (musicien –entre autres- de Gilbert Lafaille) l’accompagnant au piano.
Serge Utgé-Royo a cloturé cette première partie avec «Les anarchistes» et «Ni Dieu ni maître», l’ouverture de la seconde étant attribuée au «vieux copain». Richard Martin qui a déclamé «Il n’y a plus rien», «Le chien» et «Les anarchistes».
Véronique Pestel nous mena, quant à elle, dans le registre Aragon, s’accompagnant au piano pour «Est-ce ainsi que les hommes vivent», «Il n’aurait fallu» ou bien «Ca t’va».
Joan Pau Verdier et ses deux complices, Jacques Gandon (guitariste épatant !) et Patrick Descamps (Basse et accordeon) ont débuté par «Demain» (texte écrit par Léo pour un programme de Bobino et mis en musique par leurs soins), continué avec «L’affiche rouge», «L’amour fou » -superbe- et terminé par la chanson fétiche de Joan Pau «Ni diu ni mestre» adaptée en 76, avec l’aval de Léo, en occitan .
…Comme un salut fraternel à Léo…
Dommage que les chanteurs livreurs aient massacré « Thank you Satan » au final. ( Après Verdier et ses musiciens, le choc fut rude!)
Marie Ferré avait fait le déplacement de Castellina à cette occasion.
Gilles Poulou, mai 2009