Appel pour Peïo Serbielle; Nous sommes tous complices!
Je commencerais par ces mots de Monseigneur P.Moleres, Évêque de Bayonne;
"Peïo Serbielle est un artiste, un homme
droit, qui ne machine pas des coups bas. Il est accueillant par
tradition et tempérament. Par ailleurs, aucune arme, aucun document qui
prouveraient de mauvaises choses n'ont été découverts à son domicile.
Je souhaite que l'incarcération de Peïo Serbielle ne se prolonge pas."
Et moi, Christine Mirété, alias Chris de Breizh-Corsica, en tant
qu'artiste, et plus en tant qu'être humain, je trouve que
l'incarcération de Peïo Serbielle est absurde, cruelle et injuste.
D'une part, parce qu'elle porte gravement et sûrement préjudice à sa
carrière, donc à la diffusion de sa dernière œuvre "Egon, le Chant des
Légendes Basques". Un an et demi de travail !!!! D'autre part, la
présomption d'innocence n'est pas respectée dans ce cas précis. Nous,
cercle de soutien, demandons la libération immédiate du chanteur basque
Peio Serbielle, incarcéré depuis le 3 octobre 2004.
Car si Peïo doit être puni pour avoir ouvert sa porte, "Dans un
devoir d'humanité et d'hospitalité", comme il le dit lui-même, alors
nous devrions tous être emprisonnés aussi, car, je le dis haut et fort,
nous aussi, qui avons donné ne serait-ce qu'un sourire à un ou une
inconnue, nous serions donc complices, et à ce titre coupables????
N'importe quoi! Quand je regarde ma propre histoire, je peux dire que moi aussi, j'ai commis des actes répréhensibles!
Voici un de mes méfaits; au moment où j'écris ce texte, je loue un
box pour mettre mes affaires; et une amie m'ayant conté son embarras,
car elle devait récupérer ses affaires à la suite d'une séparation
sentimentale, et ne sachant pas où les mettre en sécurité, je lui ai
ouvert la porte de mon box, et, afin qu'elle puisse y avoir accès en
toute sérénité, j'ai aggravé mon cas en lui donnant une des clés du
cadenas qui ferme cette fameuse porte! Aurais-je dû, soit ne rien faire
et compatir hypocritement à sa situation, ou alors lancer une enquête
sur sa vie avant de lui faire confiance?
Dans un cas comme dans l'autre, n'aurais-je point été absurde?
Et que penser de ceux et celles qui ouvrent leurs portes, mais aussi
leurs oreilles, leurs cœurs et leurs mains, soit en tant que
particuliers, soit en tant que professionnels sociaux, de santé, etc...?
Ne serait-ce point absurde de condamner des milliers de personnes
parce qu'elles ont accueillantes et solidaires du genre humain?
Que la réponse soit oui ou non, je revendique de toutes façons ma
complicité avec Peïo Serbielle, j'en suis fière, je persiste et je
signe!
Christine Mirété, alias Chris de Breizh-Corsica.