Pour les prisonniers politiques, autres injustices et stupidité humaine.
Je commence à être habituée à Radio -Pays; et ce jour-là, j'écoute
l'émission basque du mardi soir, le 03 mai 2005, et déjà fortement en
colère à cause de l'incarcération de Peïo Serbielle-lequel n'a commis
d'autre crime que d'ouvrir sa porte--, il a fallu aussi que je sois
horrifiée par le fait que des néo-nazis --que je juge non seulement
encore plus monstrueux que les premiers nazis, mais aussi et en plus
anachroniques-- non contents d'avoir repris la svastika, symbole de
paix et d'harmonie d'origine hébraïque, donc juive!, reprennent à leur
compte les symboles breton -l'hermine- et celte -le triskell-, ainsi
que les symboles basques, notamment la croix basque, sur des sites
internet, ce qui fait que les gens qui ne connaissent rien à ces
cultures, sont et peut-être malheureusement resteront persuadés que les
bretons et les basques sont racistes, d'extrême droite et j'en passe!!!
Je savais aussi que les prisonniers politiques basques, bretons,
corses, étaient victimes d'incarcérations dites provisoires durant
disons...trois à quatre ans,de gardes à vues musclées, de tortures,
d'accusations le plus souvent sans fondement. Et même s'il y a des
preuves, si les crimes sont avérés, de quel droit, que ce soit en
Espagne, dans d'autres pays ou en France --Pays dans lequel je suis
née!-- traiter de façon ignoble des êtres humains, et par cela même
leur enlever leur dignité? En plus, il y a non reconnaissance du statut
de prisonnier politique, mais ils sont nommés ainsi, et traités tel
quel!
A l'écoute de l'arrestation d'un avocat basque, qui défendait un militant basque,j'ai eu la gorge serrée et les larmes aux yeux.
Alors je dis que la France et d'autres pays ont des méthodes
d'injustice totale envers les prisonniers politiques. En effet, comment
peut-on accuser un avocat défendant son client --comme tout accusé en
possède le droit fondamental et inaliénable-- d'être en cheville avec
son client?
Déjà que Peïo Serbielle est accusé
d'association de malfaiteurs, eh bien pourquoi pas, dans ce cas, ne pas
condamner Maître Jean-François Blanco , son avocat, et, encore mieux,
tous ceux et celles qui ont signé la pétition, et qui lancent des
appels ayant pour sujet principal la demande de libération immédiate du
chanteur basque?
Pour en revenir à cet avocat
incarcéré, j'écoutais ce communiqué sur Radio-Pays, le mardi 03 mai
2005, avec une colère et une peur croissantes; colère car c'est aliéner
le droit à une justice équitable à un être humain, quoi qu'il ait fait,
et accuser un avocat d'être en cheville avec son client...ça revient à
dire clairement que que la justice ne reconnaît aucun droit à une
équité et une impartialité pour le prisonnier politique! Peur, aussi,
car cette attitude pourrait s'étendre à n'importe quel prisonnier ou
accusé, sous je ne sais quel fallacieux prétexte.
En clair aussi, c'est comme si les états disaient: "Avocats, avocates,
surtout ne défendez pas les prisonniers politiques, il pourrait vous en
cuire!"!!!!!!
En matières de brimades, de
tortures et d'injustices de toutes sortes, les prisonniers politiques
sont "mieux" servis que tout autre prisonnier: De plus, ajoutez à la
recette de base les assaisonnements suivants: allongements de peines,
menaces de toutes sortes, non-accès --ou alors menottés et
entravés--aux soins médicaux, éloignement entre familles et prisonniers
à des centaines de kilomètres, isolement en cellule.
En commettant ces actes sous
le couvert d'une justice qui devient abusive, une partie de la justice
française se condamne aux yeux de tous et de toutes, donc se couvre de
honte et d'opprobe.
D'accord, elle se sauve en
faisant passer le procès de Guillaume Seznec en révision, là, il y a de
l'espoir, et ce serait vraiment manquer de bon sens que de condamner
définitivement le grand-père de Denis Seznec, et ainsi de réduire à
néant les efforts de toute la vie de ce dernier; donc la réhabilitation
de l'ancien bagnard de Cayenne n'est plus qu'une question de logique,
de bon sens et de temps.
Autre chose; que penser du
sort réservé à tout journaliste qui décide de ne pas être la voix de
son maître, de ne pas être donc l'organe d'un état totalitaire et
dictateur, surtout quand il se veut démocratique, son sort donc est
d"être emprisonné pour diffamation d'un serviteur de l'état, --et là je
parle de ce journaliste qui a dénoncé, au Niger, les malversations d'un
des dirigeants du pays; en France, une enquête est ouverte, le
dirigeant est mis en examen, en tout cas tout le monde le sait , mais
ce n'est pas pour cela qu'on met le journaliste en prison!-- le sort
donc de nombres de journalistes est d'être emprisonné, enlevé,
condamné, torturé, assassiné,soit par des organisations totalement
démarquées de ces pays, soit par les pays eux-mêmes? Où est donc la
liberté de parole, de la vraie information, de dénoncer les choses
injustes?
Que deviennent donc les
appels d'Amnesty International, de Reporters sans frontières, pour
quelque sujet ou cause que ce soit? Serait-ce --ô le vilain soupçon que
j'ai là!-- que certaines affaires ne doivent pas être portées à la
connaissance des opinions nationales et internationale?
Que penser aussi de ce qui
arrive, et/ou est arrivé à Sacco et Vazetti, --l'affaire n'étant, à ma
connaissance, toujours pas clarifiée--, à l'affaire Dominici, Mumia Abu
Jamal, les femmes qui subissent le mariage forcé et se battent contre
ça, et contre tout ce que ça entraîne comme dérives( séquestration,
meurtre, tortures, etc..), Florence Aubenas et Hussein Hanoun al Saadi,
ainsi que tous les otages d'Irak, Ingrid Bétancourt, ainsi que tous les
otages de Colombie, Cesare Battisti, lequel subit une injustice et une
absurdité flagrante--, les condamnations à mort de jeunes femmes
enceintes "hors mariage" alors que c'est le mari qui lui a fait le
gosse, et qui l'a répudiée ensuite? Et je ne vous parle pas des
esclaves qui se rebellent contre leur maîtres, des enfants obligés de
travailler dès leur plus jeune âge, et d'autres choses, mais la liste
est malheureusement bien trop longue, sans parler des animaux.
Oui, des choses comme cela arrivent dans mon pays, dans d'autres pays,
des choses ignobles, tristes, absurdes, indignes, humiliantes, aussi
bien pour le bourreau que pour la victime, toutes ces violences me
soulèvent le cœur et me font vomir!
Mais je veux pouvoir garder
l'espoir,de savoir, en toute sérénité, qu'une personne, en faisant
appel, puisse être secourue par n'importe quel Etat, n'importe quel
être humain, de pouvoir le faire en toute sérénité, de pouvoir aller où
et comme elle le le veut sans craindre d'être assassinée, torturée,
brimée, écrasée et j'en passe, par n'importe quel groupe ou personne
possédant de mauvaises intentions.
Le droit à la justice, aussi.
Mais je veux garder
l'espoir qu'il n'est pas difficile de simplement vivre sur notre
planète.
Signé Christine Mirété, alias Chris de Breizh-Corsica.