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Trois poèmes |
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01-06-2003 |
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Un grand merci à Yvie pour ses trois textes et son soutien à ce site
A Brassens
Au bois de mon coeur
Je découvrais le bonheur,
D'un baiser volé
Sur le chemin des écoliers
Les sabots d'Hélène
Et son vieux jupon de laine
Ont ravi mon ouïe
un soir de mélancolie
Avec toi, l'auvergnat
Je repense à mon papa
Qui portait la becquée
A de bien mauvais sujets
Tes chansons, ta poésie
Ont accompagné ma vie
Crois - tu que là bas
On se reverra ?
Dans les vignes du seigneur
S'il m'accueille en sa demeure.........
Léo Ferré
Il s'appelait Léo cet homme échevelé,
Crachant sa poésie à grands coups de gueulantes
Matraquant de ses mots en rimes et en couplets
Les bourgeois et les flics, la classe bien pensante
L'amour et l'anarchie ou même un chimpanzé
Trouvaient grâce à ses yeux et devenaient sujets
A une chanson d'amour où se noyait l'espoir
Ou un slow balançant encore en ma mémoire.
Les pavés de Paris sous la colère de Mai
Enflammèrent son esprit, lui qui fut toujours prêt
A chanter l'anarchie comme un fruit savoureux
En nous faisant rêver d'un monde plus heureux
A soutenir les peuples debout et rebelles
Prêt à tout sacrifier, pour que leur vie soit belle.
Il s'appelait Léo cet homme échevelé
La neige dans ses cheveux, il est toujours resté
Adolescent fiévreux, vibrant de tout son être.
Est-il en paradis avec son cher Pépé
Lui, qui n'avait ni dieu ni maître.
Des mots pour mes maux
Quand pendue au sein de ma mère
Qui hélas, de lait n'avais guère
Je pleurais des cris de famine
Maman m'chantait une comptine,
Une fabulette à trois temps,
Pour endiguer mes piaillements.
Des mots pour mes maux
Plus tard au jeu de la marelle
Comme je n'avais guère de zèle
Et que je n'étais pas douée
Plus, pour les jeux de société,
Je grimpais alors au grenier
Et dévorais quelques poèmes
Trouvés sur de vieux livres usés
Parlant d'amour et de bohème.
Des mots pour mes maux
Puis vînt le temps de la communale
Une institutrice de génie
Nous fit apprendre une poésie
De Paul Fort , le petit cheval.
Je récitais en m'appliquant
Les vers les rimes et les césures
Et pour ma mémoire d'enfant
L'exercice paraissait dur
Quand par hasard sur à la radio
Qu'on nommait alors TSF
Succédant à un chant idiot
Voici Brassens qui chante aussi
Lui qui parlant plutôt de fesses
Jusque là m'était interdit !
Le petit cheval et ses soucis
Mais pour l'heure c'est mon père
Qui me conseille de me taire
Pour écouter de quelle façon
On peut en faire une chanson
Des mots pour mes maux
S'en était fait, tout était dit,
La chanson et la poésie
Pour toujours entraient dans ma vie
Quand étaient tristes mes amours
Je me prenais pour Aznavour
Et quand la révolte grondait
Je chantais tout Léo Ferré !
Leurs mots pour mes maux
Maintenant pour tous mes bobos
Il ne me reste que le disco
Le rock, le rap le funk, le hip
Et ça me fait bien mal aux tripes
Si j'en entends bien le tempo
Je n'en comprends même pas les mots
S'il vous plait, messieurs les auteurs
Revenez panser mes douleurs
De vos mots, pour mes maux
Yvie
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